[Matoub Lounes] Video, chansons etc...

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[Matoub Lounes] Video, chansons etc...

Message par espoir le Mer 18 Avr - 19:54

Topic unqiue pour poster et faire partager toutes les vidéos, chansons et photo de Matoub lLounès.
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Re: [Matoub Lounes] Video, chansons etc...

Message par espoir le Jeu 19 Avr - 1:18

Voici quelques vidéo du rebelle

Arrow Matoub au zénith de paris

Arrow Matoub au journal du 20H de TF1

Arrow Matoub au journal du 20H de France2

Arrow Matoub qui fête le 20 Avril avec un concert à Béjaia

Arrow Matoub (A sidi Abedrahmane)


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Re: [Matoub Lounes] Video, chansons etc...

Message par espoir le Jeu 19 Avr - 2:18

Lounès Matoub
Lounès Matoub est un chanteur algérien d'expression kabyle, né à Taouhrirt Moussa en 1956, assassiné sur la route de Ath-Douala en Kabylie le 25 juin 1998.
Biographie
Dès l'adolescence, il compose des chansons. L'enseignement en Algérie ne lui plaît pas car, le curriculum scolaire le prive de son identité. Lounès, tres éveillé, dès son jeune âge se posait la question: je parle berbère à la maison et à l'école j'apprends: mes ancêtres les Arabes. La généraion précédante apprenait :mes ancêtres les Gaulois. Mais alors qui sommes-nous? se dit Lounès. C'est ainsi qu'il rejette toute autre "colonisation morale" et devient jeune autodidacte dans la vie. Son souci a toujours été de "restaurer" l'identité d'origine à savoir Amazigh (Berbère), jusqu'à ce qu'il ait payé de sa vie, mais dans le coeur de son peuple, il demeure immortel. Il est pour les Berbères ce que Che Guevara est pour les Latino-americains, ce que Nelson Mandela est pour les Sud-africains.
En 1978, Matoub Lounès enregistre son premier album, Ay izem qui l'impose comme un grand espoir de la chanson algérienne d'expression berbère
En 1983, le barde kabyle alors déjà connu dans son pays se produit pour la première fois à l'Olympia. Il enregistre alors "Aurifur", un album qui remporte un vif succès.
Depuis la sortie de son premier album A Yizem anda tellid ? (Ô lion où es-tu ?) Lounès Matoub célèbre les combattants de l'indépendance et fustige les dirigeants de l'Algérie à qui il reproche d'avoir usurpé le pouvoir et de brider la liberté d'expression. Chef de file du combat pour la reconnaissance de la langue berbère, il est grièvement blessé par un gendarme en octobre 1988. Il raconte sa longue convalescence dans l'album L'Ironie du sort (1989).
En 1998, il sort l'album "tavrats i lhukem" et "ilehqed zhir".ces derniers sont typiquement chaabi, il y dénonce la lacheté, la stupidité du pouvoir algérien.la fameuse chanson N°5 "tavrats i lhukem" est en fait sous forme de "kacide" (enchaînement de musiques différentes), la dérniére musique est une parodie de l'hymne officiel algérien, ce dernier lui couta la vie.
Matoub Lounès l'homme engagé
Les textes de Lounès Matoub sont clairement revendicatifs et se résument à la défense de la culture amazighe qui occupe une place centrale. Il dénonce la dictature et l'islamisme radical en Algérie. Il s'oppose à la politique d'arabisation monoculture qui selon lui était insupportable à vivre. Il accepte néanmoins de parler le tamazight et le français, mais il refuse de parler l'arabe. Lounès Matoub est un ardent partisan de la laïcité et de la démocratie, qui se fait le porte-parole des laissés-pour-compte et des femmes. Opposé au terrorisme islamiste, il condamne l'assassinat d'intellectuels, mais il fut enlevé le 25 septembre 1994 par un groupe armé, puis libéré au terme d'une forte mobilisation de l'opinion kabyle. La même année, il publie un ouvrage autobiographique Le Rebelle et reçoit le Prix de la mémoire des mains de Danielle Mitterrand.
En 1996, il participe à la marche des rameaux en Italie pour l'abolition de la peine de mort alors qu'en en mars 1995, le S.C.I.J.(Canada) lui remet Le Prix de la Liberté d'expression.
Le 25 juin 1998, il est assassiné sur la route menant de Tizi Ouzou à Ath Douala en Kabylie à quelques kilomètres de son village natal. Les conditions de ce meurtre n'ont jamais été élucidées. Les funérailles du chanteur drainèrent des centaines de milliers de personnes, tandis que toute la région connut plusieurs semaines d'émeutes. Son dernier album Lettre ouverte aux…, parut quelques semaines après l'assassinat, contient une parodie de l'hymne national algérien dans laquelle il dénonce le pouvoir en place.
Le 30 juin le GIA revendique son assassinat.
Une fondation portant le nom du chanteur a été créée par ses proches pour perpétuer sa mémoire, faire la lumière sur l'assassinat et promouvoir les valeurs d'humanisme défendues pendant la vie de Lounès Matoub.
Deux rues portant le nom de Lounès Matoub ont été inaugurées en France à sa mémoire:
Dans la commune de Saint-Martin-d'Hères près de Grenoble.
À Vaulx-en-Velin près de Lyon le 22 novembre 2003.
Matoub Lounès est, parmi les artistes kabyles, le plus connu en Kabylie et dans le monde entier de par son engagement, en plus de sa discographie.
J'espere que les joueurs de la JSK réussiront à lui dédier la qualification pour la phase des poules.


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Message par espoir le Jeu 19 Avr - 12:35

Arrow Pleines de chansons du rebelle à écouter en ligne


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Message par idir321 le Jeu 19 Avr - 15:04

à écouter et à voir
Matoub à Zenith

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Message par faridakbou le Jeu 19 Avr - 19:37

MAGNIFIQUE C'EST NOTRE éTOILE ET IL RESTERA TOUJOURS VIVANT POUR LES KABYLES !!!!

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Re: [Matoub Lounes] Video, chansons etc...

Message par espoir le Dim 17 Juin - 23:49

Une projection est prévue aujourd’hui (lundi) à Tizi Ouzou
Matoub à l’écran

La première projection du film Le Rebelle et l’ironie du sort sur Matoub Lounès aura lieu aujourd’hui à Tizi Ouzou à partir de 14 heures. Cette première présentation est consacrée aux journalistes et aux hommes de culture locaux. La projection publique aura lieu le 25 juin 2007 à la grande salle de la Maison de la culture Mouloud-Mammeri de Tizi Ouzou. Le film, d’une durée de 65 minutes, a été réalisé par Mokrane Hammar, déjà auteur d’un film en kabyle Win yedan dyir rfiq. Le film sur Matoub n’a bénéficié que d’une seule aide financière, celle du Haut Commissariat à l’Amazighité. Il est produit par l’Association Amezgun n Djerdjer et a été tourné en Kabylie, à Alger et en France.
Selon Mokrane Hammar, le réalisateur, son équipe a buté sur une multitude de difficultés. “Ce n’est pas facile de travailler sur Matoub Lounès”, lâche-t-il. Pourquoi ? “En tournant, j’ai constaté que les gens l’aiment beaucoup et ce 25 juin, c’est lui en personne qu’ils aimeraient voir et non pas un film sur lui”. Mokrane déclare être satisfait du travail réalisé mais le problème majeur reste la difficulté de cerner le personnage de Matoub. Outre le fait que sa vie a été très dense, le Rebelle a touché à tous les domaines. En l’évoquant, il faut parler de tamazight, de politique, de terrorisme sans oublier l’art qui fut sa béquille.
Résumé du film sur Matoub Lounès
Le feu a failli ravager le village ; l“artisan” n’était autre qu’un enfant de cinq ans. Le feu fut éteint. C’est le cessez-le-feu mais la guerre froide congèle les frontières algéro-marocaines où se trouvait le Rebelle. Ce dernier refusa toute soumission. Il laissait libre cours à sa voix, son unique arme : Ses propos n’ont épargné personne, encore moins les gens de la nomenklature. Il disait tout haut ce que les autres pensaient tout bas. L’Algérie à feu et à sang, l’étincelle atteint tout le monde. Le peuple souffre en silence.
La voix du Rebelle est éteinte pendant 15 jours. Il est kidnappé, ses ravisseurs, laissent entendre qu’ils vont l’exécuter. Ils finissent par le libérer. La maison Algérie brûle, le Rebelle prend la revanche sur la situation, il appelle au secours, il accuse, il pleure l’Algérie, il crie. Le Rebelle est assassiné.
DDK du 18/06/07

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Re: [Matoub Lounes] Video, chansons etc...

Message par espoir le Dim 24 Juin - 13:39

Extrait du livre Matoub Lounès, Le Rebelle
Le chanteur Matoub Lounès ayant fait son service militaire à Oran,évoque cette période.
Page 59-60: "Une fois j'ai pris la défense d'un Kabyle qu’un gradé harcelait (..) Le sergent chargé de l'instruction a posé une question à un paysan illettré de Tizi-Ouzou. Il savait qu'il ne comprenait pas le moindre mot. J'ai essayé de lui venir en aide. Le sergent m'a littéralement insulté, ce qui amusa fort bien les autres soldats. Pour m'être mêlé de ce qui ne me regardait pas, j'ai été puni. J'ai dû faire une marche en canard sur cinquante mètres, puis ramper sur des tessons de verre pendant plusieurs minutes, les manches de chemise et le bas du pantalon remonté. Une fois la punition terminée, mes coudes, mes genoux étaient en sang. Et ce n'est qu'un exemple....."
Page 63-64:
"Après son service militaire, le jeune Algérien devait avoir compris que le seul moyen pour lui d'avoir la paix, était de se soumettre. Avec moi, le résultat fut rigoureusement inverse: à ma démobilisation, j'étais plus révolté que jamais ..."
Page 96:
"En 1985, j'avais de grosses difficultés avec un producteur, les Éditions Disco Laser, qui m'escroquait et me devait beaucoup d'argent. J'enregistrais à l'époque un disque à Nogent-sur-Marne et je rentrais assez tard à mon hôtel près de Barbès.
Un soir, je trouve le producteur qui m'attendait à la réception de l'hôtel. Sous sa veste je vois un couteau. Il commence à m’insulter. Peut-être avait-il bu, en tout cas, je sentais que les choses commençaient à mal tourner. J'avais, moi aussi,un couteau dans ma chambre. Sous un prétexte quelconque, je monte le chercher. En redescendant, je constate que mon producteur, loin de se calmer, me provoque de plus belle (..)
Nous sortons, nos couteaux dans nos mains (...) Dès qu'une voiture passait, nous faisions comme si de rien n'était. Aussitôt après, la bagarre reprenait avec plus d'énergie. A un moment donné, je le touche à l'abdomen. Il s'écroule.
Affolé, je me suis enfui. Je suis allé dans une boite de nuit où j'ai essayé de réfléchir: il fallait que je quitte le pays. J'ai pensé rejoindre Annemasse où j'avais des amis et de là, gagner l'aéroport de Genève pour prendre le premier avion vers Alger. Au petit matin, je suis retourné à l'hôtel récupérer mes affaires. En passant à la réception, j’ai deviné quelque chose de bizarre. Je suis monté dans ma chambre pour faire ma valise, et là j'ai entendu une voix qui me disait:"Si tu bouges, je t'éclate ta tête. "Evidemment je n'ai pas bougé. C'était un flic en civil qui m’attendait (...)
Le lendemain, je me retrouve à la prison de la Santé (..)
Enfin, quatre semaines plus tard, je suis convoqué chez le directeur (..) Il m'annonçait que j'étais libéré: le producteur, légèrement blessé, était un multirécidiviste de l'arme blanche. Aucune charge n'était retenue contre moi....."
Page 101:
"On me considère comme le chanteur le plus populaire de mon pays, et pourtant je reste interdit d'antenne. Paradoxe étonnant....."
Page 111-->Page 115(Lorsqu'il a reçu les balles en octobre 1988):
"Le 9 octobre, nous décidons de nous réunir devant l'université de Tizi-Ouzou pour diffuser un tract appelant la population au calme et à 2 journées de grève générale en signe de soutien aux manifestants d'Alger(..)
Je prends un paquet de tracts à distribuer et je monte dans ma voiture. Deux étudiants m'accompagnaient. Quelques kilomètres avant Michelet (ville kabyle), une Land Rover venant en sens inverse fonce droit sur nous. C'était un véhicule de la gendarmerie. Nous avions étés repérés. Mon objectif était d'atteindre Michelet où, croyais-je, les gendarmes hésiteraient sans doute à nous arrêter en pleine ville(..)
Tout à coup, éclate une détonation. Dans le rétroviseur, je vois un des occupants de la Land Rover sortir la tête de la voiture. Je m'arrête brusquement. Les gendarmes, surpris, heurtent mon pare-chocs arrière. Furieux, ils sortent et commencent à m'insulter, tout en passant les menottes aux 2 étudiants qui m'accompagnaient. Je pensais que j'allais subir le même traitement. Pas du tout. Après les insultes viennent les crachats. En arabe, ils me traitent de "fils de bâtard". Soudain, l'un d'entre eux s'approche de moi, il ajuste son arme et me tire à un mètre de distance un balle dans le bras. L'impact me fait vaciller (..)
Une balle m'a traversé l'intestin et fait éclater le fémur droit. Je ne sentais plus ma jambe. Je me suis effondré. Puis, je me souviens qu'on m'a jeté dans la Land Rover, sans aucun ménagement (..)
Les gendarmes m'ont malgré tout emmené à l'hôpital de Michelet, un hôpital petit et mal équipé. En arrivant dans la cour, je me rappelle qu'ils ont crié au personnel médical, en arabe: "Tenez, le voilà votre fils de chien!"...."

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Message par espoir le Dim 24 Juin - 13:40

Paroles Chanson de Matoub Lounès - Les montagnes sont ma vie

Du tribut de mon sang j'ai irrigué les monts
mon empreinte s'imprime à jamais,
quand ils ont en juré l'anéantissement ;

Qui s'impatiente de me voir mort,
et qui calomnie mon nom,
A chaque col devra m'affrontent,

J'ai laissé mon bien à l'abandon,
Je l'ai trouvé gisant dans l'immondice,
J'ai porté le regard sur mon honneur,
J'ai vu des bourreaux. Bien que la force ait fui mes membres,
Ma voix demeure, qui retentira,
Ils l'entendront !

L'on dit : La montagne s'est ébranlé !
Et tu n'y étais pas !
Chacun s'en va répétant,
C'est aujourd'hui jour de l'an.
Notre terre étincelle comme un phare. A Tizi le peuple afflue.

A Bougie éclatent les salves de la victoire,
L'on a brisé le joug de nos souffrances :

Ma vie ! ma vie !
Les montagnes sont ma vie !

Ah ! Etre présent au milieu de vous,
Ne fût- ce que par la parole combattre !
Les calvaires dont je suis frappé
Sont devenus mon unique empire,
Mais puisque les Kabyles s'unissent,
Ils dissiperont nos funestes tares,
A quoi bon les vains verbiages :
La berberité fonde leur histoire ;
Elle est la racine de leur vie,
Il est temps que se purifie notre condition.

Ma vie ! ma vie !
Les montagnes sont ma vie !

A bon droit mon cœur s'afflige,
Puisque je ne suis pas parmi vous.
Son fardeau lui pèse, déborde,
Excède ses forces, il n'en peut plus !
Il veut que l'entendent les malfaisants,
Ceux-là qui mangeront du foin
Quand notre blé purgé de l'ivraie.
Que celui qui dit l'esseulé humilité,
Vienne affermir son propos,
S'il nous terrasse, c'est bien fait !

Les mots infâmes triomphent de la malédiction,
Selon l'adage de nos ancêtres.
Pourquoi irai-je me tourmenter,
Pour quelques brimborions ?
Les forces me reviendront,
Portez mon salut aux enfants,
Qu'ils chantent la terre de Berbérie :
L'héritage de Mouloud Mammeri,
Comme la foudre dans le ciel éclate :
En sentez-vous les gouttes tomber ?

Ma vie ! ma vie !
Les montagnes sont ma vie !

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Message par espoir le Dim 24 Juin - 13:41

Matoub Lounès : Lettre ouverte aux ...

Pourquoi guetter quelque espoir, et nous en remettre à la patience

Le montagnard ne gouvernera pas, fut-il savant et parmi les meilleurs

Sur la main de l'injustice sont faites les boutures, sa récolte récolte de méfaits

Ils ont sali le visage de nos ancêtres. Voyez, il est souillé, ranci.

Ils ont greffé l'image de la religion et du panarabisme sur la face de l'Algérie

Trahison, trahison, trahison



Comme dans le conte vous êtes les portefaix, c'est la votre sort

Si vous pensez qu'ils vous ouvriront leur porte, vous êtes bons a duper

Car celui qui une fois goûte a la chair de perdrix n'en sera jamais rassasiée

C'est pourquoi il nous faut partager notre pays, et créer notre état

Afin qu' arrive un jour, mes frères,où l'Algérie se relève

De la traîtrise, la traîtrise, la traîtrise !



Ce ne fut pas seulement un qui planta ses griffes dans nos corps.

Le mauvais qui décampe nous lègue ses déchets.

En Algérie la fraternité est au plus mal, elle est atteinte en ses tréfonds.

La vermine se répand pour encorner nos montagnes.

Elle tarde à venir la prospérité qui la déchargera

De la perfidie, la perfidie, la perfidie !



Quand dominerait la faim et que nous serions fourbus, nous refusons de patienter

Tant que naîtront les enfants de la probité, pas de soumission

Quand nous serions davantage encore ébranlés, notre route restera inchangée.

Que de sang a si longtemps coulé, nous n'avons pas déchu de la dignité des nôtres

Par la noblesse de coeur,la preobité et la sagesse, nous sauverons l'Algérie

De l'imposture, l'imposture, l'imposture !

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Re: [Matoub Lounes] Video, chansons etc...

Message par espoir le Dim 24 Juin - 23:46


Edité il y a quelques jours
“Les Dernières minutes d’un rebelle”, le témoignage bouleversant de Nadia Matoub

Nadia Matoub, l’épouse du chanteur, Matoub Lounès, vient d’éditer, il y a quelques jours, un petit livre sous le titre Les Dernières minutes d’un rebelle.
Neuf ans après son assassinat, Nadia, l’épouse de Lounès, sort de son silence pour livrer à travers ce témoignage, en détail, les dernières minutes vécues durant la journée du 25 juin 1998, où Matoub a été assassiné dans un guet-apens par un groupe armé non identifié.
Au fond de ce témoignage, la confusion demeure sur les véritables assassins de ce chanteur, qui a su révolutionner et contribuer considérablement à la renaissance de l’identité berbère et au maintien de la République en Algérie.
Matoub Lounès, né le 24 janvier 1956 à Taourirt Moussa dans la commune des Ath Douala, a été assassiné le 25 janvier 1998, vers 13h 30 à Tala Bounane, à quelques kilomètres de son village.
Nadia Matoub et ses deux sœurs sont les seuls véritables témoins de ce lâche assassinat que la population n’a toujours pas digéré, 9 ans après. Un assassinat qui a mis à feu et à sang toute la Kabylie durant l’été 1998, et durant les évènements du Printemps noir, entre 2001 et 2004. Il faut préciser que, toutes les révoltes et les agitations vécues par la Kabylie, ces dernière années, ont eu pour origine l’assassinat de Matoub Lounès.
En attentant à la vie de Matoub, ses assassins croyaient étouffer à jamais la voix de cet homme exceptionnel qui dérangeait plus d’un. Ses bourreaux se sont trompés. Même mort Matoub, jouit de la même aura et dérange toujours autant il met à nu le machiavélisme , les corrompus et les imposteurs. Même mort, il influence la vie quotidienne de la Kablylie et de l’Algérie, et il restera pour longtemps, tel un mirador inébranlable, qui indiquera de là haut, la voie et les moyens à suivre pour “les patriotes de toutes les patries opprimées”.
A travers son témoignage bouleversant Nadia Matoub nous parle de l’état d’esprit de Lounès le jour de son assassinat. Connu pour sa sensibilité exceptionnelle, il avait le pressentiment que quelque chose de grave se produirait. Ce jour fatidique : “On s’est réveillé vers 9 h Lounès était oppressé, très nerveux, alors qu’il s’était endormi dans le plaisir que laissaient présager les semaines à venir. Mais à plusieurs reprises, il devient brusquement abattu, comme s’il affirmait un pressentiment. Il pouvait être excité, rayonnant et d’un seul coup basculer dans une angoisse indicible”, écrivait Nadia Matoub.
Lors de son déjeuner à l’hôtel le Concorde de Tizi Ouzou avec son épouse et ses deux belles-sœurs “Lounès porte son costume bleu sur une chemise rose pâle ouverte. Ses admirateurs souriants l’enlacent familièrement, lui, ne parvient pas vraiment à sourire, il a l’air exténué, les traits tirés, le front moite et une lueur de désarroi dans le regard”, décrit Nadia.
Après avoir offert le symbole de l’identité kabyle un “Z” berbère qu’il portait à la boutonnière, à sa femme, Matoub et son groupe, quittent l’hôtel “le Concorde” à 12h50 mn exactement.
Matoub rencontre ses assassins, sous l’hymne Qassamen - Agheru
Aussitôt en voiture, Matoub a mis à fond la cassette de son dernier album. “Juste, après l’intersection, sur la route à deux voies, on a croisé un tracteur et peut-être deux ou trois voitures, puis, plus rien. Pas le moindre véhicule. Pourtant à l’heure du déjeuner, il y a toujours du trafic sur cette route, la principale reliant Tizi Ouzou à Taourirt Moussa. Nous n’avons pas pensé une seconde que ce silence pouvait cacher quelque chose de suspect. Puis, d’un seul coup, un bruit insolite, comme une sourde pétarade, s’est mêlé à la mélodie, c’était la chanson “Lettre ouverte” qui passait, celle où Lounès reprend l’hymne national algérien avec des paroles à lui. Il allait dans un virage très serré, difficile à négocier, on ne peut le prendre qu’en seconde. Je portais la kalachnikov (arme à feu NDLR) de Lounès sur mes genoux” raconte Nadia Matoub.
Matoub est mort “D. Argaz” les armes à la main
A Nadia Matoub de poursuivre son récit émouvant : “…J’ai réalisé qu’on nous tirait dessus. Les salves provenaient des deux côtés de la route. J’ai ramassé la Kalachnikov pour la tendre à Lounès et au même moment, j’ai découvert que mon visage était en sang”.
Lounès n’a pas saisi immédiatement l’arme, mais a tenté de relancer le moteur alors qu’on nous tirait dessus sans interruption. “Démarre Matoub ! Démarre !” criaient derrière les belles-sœurs de Lounès. Il a jeté un regard desespéré vers l’une d’elles, car le moteur a été touché, et il savait qu’ils ne s’en sortiront pas. Matoub a pris la mitraillette et a commencé à tirer par la fenêtre vers le talus et les arbres surplombant la route. Plusieurs minutes après, Lounès tirait toujours et criait à l’endroit des jeunes filles “baissez-vous ! Baissez la tête !”
En tentant de descendre de la voiture, un autre groupe repéré par Ouarda, l’une des sœurs de Nadia, tire. Matoub est empêché par sa femme de sortir, en pensant qu’il y a plus de chance de survivre en restant à l’intérieur. “Ouarda hurlait : “ils sont derrière ! Ils viennent !” “Je les ai vus !” répondait Lounès Matoub qui s’est mis à leur tirer dessus depuis son siège. Lounès change de chargeur, c’était la dernière image que Nadia a conservé de lui, avant de perdre connaissance.
Quand Matoub s’est retrouvé à court de munitions pour la kalachnikov, il a pris le pistolet qui était dans le vide poche de la voiture”. Puis tout d’un coup, Lounès a été projeté vers l’intérieur de la voiture, touché par une rafale. C’était les dernières secondes de l’extraordinaire héroïsme de Lounès, face à ses lâches assassins.
DDK du 25/06/07


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Re: [Matoub Lounes] Video, chansons etc...

Message par espoir le Mar 26 Juin - 1:07

La Kabylie profonde ne l’a pas oublié
Des milliers de Matoub à Taourirt

Hier, il n’était question que d’un seul homme. Un homme immortel puisque neuf ans après son départ au “ciel” ils se souviennent encore de lui. Ils le pleurent toujours. Ils fredonnent ses chansons et crient à tue-tête comme un seul homme “Vérité sur l’assassinat du Rebelle”.
Leur nombre (des milliers) était moins impressionnant que leur âge. Plus de 50% des personnes qui se sont déplacés hier à Taourirt Moussa avaient moins de 25 ans. Donc, en 1998 elles avaient moins de 16 ans. Karim, Lakhdar et Hacène en ont tout juste 22 c’est avec eux que nous prenons le fourgon vers Ath Douala à 10h. La chanson “Salaâvits ayavahri” qui nous accompagne impose le silence au début. Mais quand nous arrivons à Tala Bouamane, les langues se délient et nous découvrons que la majorité des passages sont au rendez-vous anniversaire. Les trois jeunes menèrent le rebelle malgré leur jeune âge.
Une fois à Ath Douala, ils s’empressent d’adhérer un appareil photo. Ces trois jeunes venus d’Azazga achètent aussi des cartes postales avec la photo de leur idole. Dans le fourgon qui descend vers Taourirt la chaleur est vite oubliée grâce aux chansons de Lounès.
Vu le monde fou qui a atterri dans le village, les transporteurs sont obligés de garer à environs 100 mètres au lieu de la commémoration. Les trois fans d’Azazga, gagnés par l’euphorie courent pour se recueillir sur la tombe du rebelle. Difficile de se frayer un passage. Une foule compacte se forme aussi dans le garage où est stationné la Mercedes de Lounès, criblée de balles. Dans la salle des compositions, l’air est irrespirable vu le nombre de visiteurs. Les bénévoles de la fondation qui tentent de mettre de l’ordre sont débordés. Une vieille est assise à côté de la statue du Rebelle. Elle brandit un cadre avec la photo de ce dernier. Les chansons de Lounès sont diffusées à gros décibels. Malgré la chaleur suffocante les visiteurs se déplacent dans tous les sens. Ils cherchent des photos inédites. Certains veulent rencontrer sa mère Aldjia Matoub. Aucun chanteur n’était présent à la cérémonie, ni aucun chef de parti politique.
A 11h 15, des bus et des fourgons continuent de déverser des marrées humaines. Ils sont venus de Chemini, d’Akfadou, d’Akbou, de Feraoun, de Sidi Aïch, de Msila, d’Alger, de Boumerdès et des quatre coins de Tizi Ouzou. Une minute de silence, sur fond de la chanson Aghuru, est observée. Le porte-parole de la fondation, Nordine Medrouk et la mère de Lounès exigent dans leur intervention que la vérité, soit faite sur cet assassinat qui neuf ans après avoir été perpétré demeure impuni.
A 15 heures, quand nous quittons Taourirt, ils arrivaient encore, les enfants du Rebelle. Ni Nouredine, ni Naïm, deux parmi les éléments actifs de la fondation n’ont pu évaluer le nombre de “matoubistes” qui ont fait le déplacement hier à Touarirt pour dire combien Matoub n’est pas mort.
Ils se sont rendus par milliers à Taourirt Moussa
L’hommage des citoyens de Bgayet au Rebelle

Pathétique est l’hommage rendu, hier, à Lounès Matoub par les habitants de la wilaya de Bgayet. En effet, durant toute la journée, des bus, des fourgons et des voitures immatriculés 06 ne cessaient d’affluer vers le village du chanteur kabyle le plus adulé. Ils sont venus particulièrement des villes et villages de la vallée de la Soummam à l’image d’Akbou, Akfadou, Chemini, Feraoun, Sidi Aïch, Tazmalt, etc. Leurs véhicules étaient ornés de posters géants du Rebelle, et de l’intérieur fusait sa voix inénarrable.
Des citoyens d’Akbou avaient même des enregistrements inédits de chansons de Matoub, réalisés dans des fêtes et autres spectacles.
Les visiteurs, venus de Bgayet pour démontrer qu’ils sont demeurés fidèles au sacrifice de Lounès, étaient munis de gerbes de fleurs et de plaques commémoratives qu’ils ont déposées sur la tombe de leurs idole . Ces mêmes visiteurs prenaient des photos à côté de la voiture du Rebelle et à l’intérieur de la demeure.
D’autres voulaient rencontrer sa mère pour échanger des propos et éterniser ces moments mêlés d’émotion et de souvenirs en sa compagnie.
Aldjia Matoub
“Je sais qui a tué mon fils !”

“Ceux qui ont tué mon fils sont ceux auxquels on a barré la route lors de la deuxième campagne électorale pour qu’ils n’accèdent pas à Ath Douala car cela aurait été un affront”, a déclaré Aldjia Matoub, mère du Rebelle, hier à Taourirt Moussa, lors d’une discussion à bâtons rompus avec les correspondants de presse. Aldjia Matoub a affirmé ne pas avaler du tout la thèse que c’est le GIA (groupe islamique armé) qui aurait exécuté son fils. Elle a affirmé que les véritables assassins et leurs complices sont à chercher ailleurs. Elle a, à cet effet, livré plusieurs indices. Le plus flagrant est d’après elle, le fait que certains s’opposent avec acharnement à une enquête qui éluciderait ce crime, ayant rendu toute la région de la Kabylie orpheline.
Par ailleurs, l’oratrice n’a pas caché sa satisfaction en voyant les milliers de citoyennes et de citoyens défiler chez elle neuf ans après la disparition de son fils “C’est la seule chose qui me réconforte; Je me dis quand je les vois, que Lounès n’est pas mort pour rien !”
Aldjia Matoub a en outre, souligné qu’elle n’a plus confiance en la justice, vu que depuis neuf ans, on lui promet que la lumière sera faire au sujet de l’assassinat mais à ce jour rien n’a été fait.
Elle a réitéré qu’elle ne cessera de revendiquer la vérité jusqu’à ce qu’elle rejoigne son fils. Et même après, son rêve ardent restera de voir les Kabyles poursuivre le combat pour faire aboutir cette revendication qui est une question d’honneur pour la Kabylie.
Aldjia Matoub, a terminé en disant que les milliers de jeunes présents hier à Taourirt représentaient à ses yeux, les enfants de Matoub Lounès.
DDK du 26/06/07

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Message par espoir le Dim 8 Juil - 2:10

Ecrit par Mohand-Arezki Ferrad
Un livre en arabe analyse l’œuvre de Matoub Lounès

L’écrivain Mohand Arezki Ferrad compare Matoub Lounès aux plus grands poètes arabes, notamment à Abi El Ala El Maâri, El Moutanabi, Abou Nawas, Abou El Kacem Echabi et Mahmoud Derwich.
L’auteur explique que Matoub Lounès est une " synthèse " de tous ces poètes. Le livre en langue arabe sorti aux Editions El Amel est un regard sur la Kabylie , avec comme repère l’inénarrable Matoub Lounès. Ferrad a réussi à résumer l’œuvre du grand poète avec, en filigrane, des fragments importants de sa vie. Ferrad cerne une œuvre immense grâce à son esprit de synthèse. L’écrivain fait même l’effort de traduire des passages de la poésie de Matoub vers la langue arabe et ce, pour la première fois. Le lecteur peut ainsi lire, non sans plaisir, des passages en arabe des poèmes comme : Afalfu bezru leghrib, L’ironie du sort, Ad regmegh qebl imaniw, Abrid at naâqel, Amahbus-iw, Ayema, Uzu n tayri, lhif n-enger, etc.
Mohand Arezki Ferrad rappelle que Matoub a été le défenseur des opprimés tout au long de son parcours court mais dense comme aucun autre. Ce qui a fait de lui un mythe sacré. Les Kabyles ne pardonneraient pas si quelqu’un s’amusait à critiquer Matoub. L’auteur précise que ce constat concerne surtout les jeunes de la Kabylie pour lesquels Lounès est plus qu’un artiste, beaucoup plus, dès lors qu’il est vénéré. Il s’agit de jeunes assoiffés de liberté et de justice. Une jeunesse privée de son identité amazighe. L’écrivain précise que tout au long de sa vie artistique, Matoub avançait sans masque jusqu’à choquer certaines convictions, notamment religieuses mais aussi celles inhérentes aux " constantes nationales ". Le courage inégalable du fils de Taourirt Moussa est également relevé. Ferrad ne manque pas de s’étonner devant l’impact obtenu par Matoub en vingt ans de carrière. Il s’interroge : " Mais qui est donc cet autodidacte qui s’est frayé un chemin vers la célébrité sans l’aide de personne ni d’aucune institution ? Et qui a voyagé contre vents et marées, qui a refusé de caresser dans le sens du poil et qui a bravé toutes les peurs grâce à un courage qui frise l’inconscience ? ". Ferrad souligne que Matoub a été marqué dans son enfance par la guerre de Libération. Ce qui donne une explication du foisonnement de ses chansons où morts et guerres sont omniprésents. Ferrad indique que Lounès a été marqué dès son enfance par le talent poétique de sa mère. Cette dernière était aussi poétesse et affectionnait les proverbes et les citations, en plus de sa richesse linguistique. Matoub a été aussi influencé par Slimane Azem, Cheikh El Hasnaoui, Cheikh Arab Bou Yezgaren et Farid Ali. L’analyste rappelle que Matoub Lounès a dénoncé les injustices d’où qu’elles provenaient, celles du système du parti unique en tête. Il l’a fait avec une témérité hors pair.
Matoub Lounès, selon Ferrad, en dépit du fait qu’il accordait la part du lion à la chanson politique, a aussi réservé une bonne partie de son œuvre à la chanson sociale et sentimentale. Au sujet de la chanson sentimentale, il est indiqué que Lounès l’a exprimé d’une manière très singulière. Souvent Matoub a réuni dans les mêmes chansons amour et politique : un fait inédit. Les chansons d’amour de Matoub sont, en même temps romantiques et pessimistes.
Ferrad estime que c’est grâce à son tempérament anxieux que le talent et le génie de Matoub Lounès ont explosé jusqu’à ce niveau. Ceci a donné naissance à des merveilles artistiques, ayant permis à Matoub d’atténuer sa douleur. La déshérence est aussi un autre thème abordé par Lounès avec une profonde affliction. L’auteur de ce livre rappelle que Matoub s’en est pris avec franchise et hardiesse aux hommes politiques, à certains maquisards et à des officiers ainsi qu’à ceux qui occupaient des postes de responsabilité élevée et l’utilisation par ces derniers de slogans creux et populistes afin de berner le peuple. Il est cité le cas de l’hymne national qui a été utilisé et demeure utilisé pour " endormir " la population. Matoub chantait: Lfrisa yelan/ Yetekka af-mkan/ Agh ditsghenni kassaman/ Iwaken at-namen.
Les assassinats politiques ont été au centre des préoccupations de Matoub. Plusieurs textes traitant de ce sujet sensible et dangereux ont été écrits par le Rebelle. Matoub a dénoncé l’assassinat de Mohamed Khider à Madrid en 1967, de Krim Belkacem en Allemagne en 1970, de Abane Ramdane en 1957. Tout en rendant hommage aux authentiques et sincères militants de la cause amazighe à l’image de Mohamed Haroun (dans la chanson Amahbus-iw), Matoub s’est attaqué à d’autres " militants " loin d’être dévoués. Mohand Arezki Ferrad fait référence à la chanson Communion avec la patrie où Matoub s’interroge si le nom de tamazight était synonyme de liberté et de révolution ou bien s’agit-il d’une simple course vers le pouvoir. Matoub a affiché son opposition au terrorisme. En analysant la chanson Kenza, en hommage à Tahar Djaout et aux intellectuels assassinés par le terrorisme, Ferrad s’étonne que Matoub s’insère dans la liste de ces mêmes victimes : " Diseflan neghli/ Fel dzair ouzekka ". Lounès a aussi chanté Boudiaf.
Matoub a vilipendé toutes les forces du mal et toutes les formes de l’injustice, il a critiqué et dénoncé avec une vigueur rare les autres. Mais avant de s’en prendre aux autres, il a composé plusieurs chansons où il s’autocritique. Fait inédit dans la chanson kabyle où généralement (à l’instar des autobiographes), le narrateur s’attribue le beau rôle.
Le jour de son enterrement, le 25 juin 1998, il y avait des centaines de milliers de personnes dans son village natal. Son assassinat a eu un retentissement à l’échelle planétaire. C’est la première fois depuis le début du terrorisme en Algérie, qu’un assassinat est suivi d’un soulèvement populaire. Neuf ans après sa disparition, la Kabylie ignore toujours qui a été l’instigateur de son assassinat.
DDK du 08/07/07

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Message par espoir le Mer 1 Aoû - 19:41

Quelques photos du rebelle:














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Message par espoir le Mar 7 Aoû - 20:45

Matoub chez lui à Thaourirth Moussa (Ath Douala), des moments inédits du rebelle
Arrow 1ère partie

Arrow 2ème partie

Arrow 3ème partie

Arrow 4ème partie

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Message par espoir le Dim 30 Déc - 1:28

Le livre est sorti hier
La vie, l’œuvre et le combat de Matoub en kabyle
Le dixième livre écrit sur Lounès Matoub est sorti hier dans les librairies : il s’agit de “Matoub Lounès, Anazbay”. Anazbay signifie résistant en tamazight.
Le livre de Mohamed Gaya ne peut pas être de trop dès lors qu’il s’agit du premier ouvrage sur le poète écrit entièrement en tamazight. C’est d’ailleurs sur cette spécificité qu’a insisté Sadeg El Madjid, professeur au département de Tamazight de Tizi Ouzou et préfacier du livre. Ce dernier rappelle, dans sa préface, qu’en juin 1998, quand Lounès Matoub fut assassiné, l’auteur Mohamed Gaya était à Guelma, mais cette absence ne l’avait point empêché de ressentir la douleur à l’instar de tous les Kabyles, qui savaient qu’avec l’assassinat de Lounès Matoub, le combat pour la langue amazighe était fini tout comme la chanson kabyle, qui n’allait plus se relever.
“Talalit n unazbay” (la naissance du résistant) est le premier chapitre de ce livre agréable à lire car écrit dans un kabyle pur. L’auteur Mohamed Gaya a choisi de raconter Lounès Matoub en utilisant comme fil d’arianne les différents évènements qui ont marqué l’histoire contemporaine de l’Algérie tels la guerre de libération, les évènements de 1963, les premiers pas de Matoub dans la chanson, sa rencontre avec Slimane Azem, Hnifa et Idir, Matoub et les évènements de 1980 (le printemps berbère), les évènements d’Octobre 1988, le Rebelle et le mouvement culturel berbère, l’intégrisme de 1991, l’assassinat du président Mohamed Boudiaf, son kidnapping par le groupe islamique armé. Ici, l’auteur rappelle que certains Kabyles avaient osé remettre en cause l’authenticité de ce rapt.
Mohamed Gaya a même intégré dans ce chapitre le texte de la chanson Imoumen, où Matoub répond avec virulence à ses détracteurs. Enfin, l’auteur revient sur son assassinat. Mohamed Gaya rappelle que Lounès Matoub, nostalgique qu’il était, ne pouvait pas vivre à l’étranger. L’auteur explique qu’en dépit de la situation sécuritaire dégradée et des menaces qui pesaient sur lui, le Rebelle ne pouvait pas ne pas rentrer au pays kabyle. C’est cette nostalgie incontrôlable qui lui côuta la vie. Mohamed Gaya écrit que le 25 juin 1998 est un jour maudit puisqu’il a privé la Kabylie de l’être le plus cher, le plus courageux, le plus honnête et l’artiste le plus talentueux. Sans compter sa popularité phénoménale.
Pour illustrer la grandeur de l’artiste Lounès Matoub, Mohamed Gaya a repris sa discographie, la plus riche dans l’histoire de la chanson kabyle. A titre d’exemple, Lounès Matoub a édité 28 chansons dans la seule année 1979. A cette quantité énorme, s’ajoute la qualité inégalée de ses compositions musicales et poétiques, avec bien sur sa voix qui reste la plus belle de toutes.
Des poèmes en hommage à Lounès Matoub sont insérés dans la deuxième partie du livre, ainsi que des photos : celle de Lounès avec sa mère et son père, avec sa sœur Malika, avec Djamel Zenati et Sadek Akrour en 1990, avec Hakim Meddane au stade de Tizi Ouzou. En annexe, Mohamed Gaya a repris des articles de presse qu’il a jugés de portée historique comme “Le dernier jour de Matoub”, “être poète, selon Lounès” et “Regard sur la poésie de Lounès Matoub”. Mohamed Gaya a inséré, pour mémoire, tous les prix internationaux reçu par Lounès Matoub comme le prix de la mémoire de Danielle Mitterand, le prix de la liberté d’expression au Canada, le prix Tahar Djaout de la Fondation Abba…
Le livre de Lounès Matoub coûte 180 DA.
DDK du 30/12/2007
Les livres parus sur Lounès Matoub
- Le Rebelle/ par Lounès Matoub
- Matoub Lounès mon frère/ par Malika Matoub
- Pour l’amour d’un rebelle/ par Nadia Matoub
- Le Barde flingué/ par Abderrahmane Lounès
- Le testament/ par Abderrahmane Lounès
- Mon nom est combat/ par Yalla Seddiki
- Ayizem anda teddid/ par Rachid Mokhtari
- Lettre ouverte/ par Mohand Loukad
- Textes choisis/ par Rachida Fittas
- Matoub Lounès, le résistant/ par Mohamed Gaya
- Les dernières minutes du rebelle, anonyme

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