Situation sécuritaire en Algérie

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Situation sécuritaire en Algérie

Message par espoir le Jeu 19 Avr - 0:12

Dans cette rubrique, on suit les développements de la situation sécuritaire en Algérie.
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Re: Situation sécuritaire en Algérie

Message par espoir le Jeu 19 Avr - 0:13

Issers et Baghlia
Attaque terroriste déjouée par les gendarmes


La situation sécuritaire demeure, inquiétante particulièrement à l’est de Boumerdès. Hier encore vers 4h du matin, un groupe terroriste a tenté de s’en prendre à des éléments de la Gendarmerie nationale qui dressaient un barrage à Issers-ville, précisément au point d’intersection de Chabet El Ameur. Les assaillants ont fait usage d’armes automatiques avant de prendre la fuite suite à la riposte énergique des gendarmes. Aucune victime n’a été heureusement déplorée du côté des forces de sécurité. La veille vers 23h au centre-ville des Issers, une autre attaque terroriste avait été repoussée par des policiers en faction devant l’ex-commissariat.
Lors de l’accrochage qui s’en est suivi un agent de l’ordre a été blessé. Mais l’entrée en action des renforts aura permis de contraindre les assaillants à battre en retraite en emportant avec eux un de leurs acolytes grièvement touché par la riposte policière a-t-on rappelé.

Fausse alerte

A Baghlia, toujours à l’est de Boumerdès, une panique indescriptible s’est emparée hier mercredi vers 8h, de nombreux citoyens suite au signalement d’un objet suspect à l’entrée de l’agence des postes et télécommunications. L’intervention des artificiers de la BMPJ qui ont établi à cet endroit un périmètre de sécurité, aura permis de rétablir le calme.
Une fois fouillé, il s’est avéré que ledit sachet suspect, ne contenait qu’une bouteille de vin (vide). La psychose des attentats à l’explosifs est ici et là, ravivée suite à la résurgence de l’islamisme armé.

DDK le 19/04/07
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Message par espoir le Jeu 19 Avr - 0:16

Terrorisme
Tentative de forcer le barrage de Takhoukht


Mardi, vers les 18h20, un véhicule baché de marque Mazda a essuyé des tirs de la part des gendarmes et militaires au barrage fixe de Takhoukht. En effet, après avoir reçu l'ordre du gendarme en faction, à l'entrée du barrage fixe de Takhoukht, le conducteur d'une Mazda bachée, venant de la région de Tassaft ou Beni Yenni et sur la RN30, a fait semblant de s'arrêter à la sortie du même barrage, seulement ce n'était qu'une ruse pour pouvoir profiter de la seconde de baisse de vigilance des gendarmes et militaires se trouvant sur les lieux pour au contraire accélérer et prendre la fuite. C'était sans compter sur la célérité du premier gendarme qui avait demandé au conducteur de s'arrêter, soupçonnant quelque chose.
En effet, ledit gendarme avait demandé à ses collègues d'arrêter le véhicule ne pensant pas que ce dernier allait s'échapper en mettant les gazes.
Ainsi, à la seconde ou le conducteur a tenté de prendre la poudre d’escampette, les gendarmes et militaires en faction ont ouvert le feu sur le véhicule transportant probablement des terroristes ou des bandits ayant des choses à se reprocher. Il appartiendrait à un vendeur de fruits et légumes qui se rendait depuis plusieurs jours déjà, si ce n'est plusieurs semaines, dans la région de Tassaft ou de Beni Yenni.
Selon nos sources, " cette Mazda aurait été repérée et même signalée aux services de sécurité, et ce n'est pas le seul véhicule qui est suspect. La vigilance doit être de rigueur chez tous ", dira la personne présente sur les lieux au moment ou les gendarmes de faction ont tiré sur ce véhicule. A l'heure ou nous mettons sous presse, il est impossible d'avancer si le ou les terroristes ont été abattus ou ont pu prendre la fuite . Pour rappel, il y a juste quelques semaines, six gendarmes ont été assassinés par les hordes intégristes à quelques encablures seulement du barrage de Takhoukht. L'hydre islamiste intégriste est toujours présente.

DDK le 19/04/07
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Re: Situation sécuritaire en Algérie

Message par espoir le Sam 21 Avr - 21:20

Réseaux de soutien et logistique terroristes
Comment le GSPC recrute ses informateurs


Si les terroristes arrivent parfois à mener leurs actions avec une grande réussite, ils le doivent surtout à leurs réseaux de soutien mis en place par les “sériate” de l’ex-GSPC dans la plupart des localités.

Ce sont ces groupes qui donnent les informations sur les mouvements des membres de services de sécurité, alimentent en renseignements toute cible potentielle des groupes armés y compris les commerçants, les entrepreneurs, les élus ou de simples citoyens.
Les membres de ces réseaux n’hésitent pas à récolter l’argent auprès de commerçants qu’ils versent par la suite aux groupes terroristes. Certains de ces groupes approvisionnent les “sériate” en produits alimentaires et vestimentaires. La plupart de ces réseaux sont composés de jeunes sans emploi ni autre occupation, recrutés dans des cercles de leurs connaissances et parfois proches des familles des terroristes.
Dilués dans la population, ces jeunes sont payés “à la tâche” par les groupes armés, et certains d’entre eux disposent d’un salaire mensuel proche du SNMG et parfois bien plus. De plus, ils sont équipés de téléphones portables fournis gracieusement par les “émirs” des “sériate”. Les services de sécurité redoutent beaucoup ces éléments impossibles à identifier et difficiles à reconnaître. Ils sont souvent dévoilés et connus que lorsqu’il y a une reddition de terroristes.
De nombreux réseaux ont été démantelés par les services de sécurité, et leurs éléments arrêtés. La plupart ont été jugés lors de la dernière session criminelle de la cour de Boumerdès où ils ont été condamnés à des peines allant de 3 à 10 ans de prison ferme. Cette session a permis de dévoiler le fonctionnement de ces réseaux, la nature de leurs activités et le degré de leur implication dans l’organisation des attentats et des assassinats. Mais, une certitude a été établie : les terroristes jettent leur dévolu sur leurs proches et leurs amis d’enfance pour la constitution de ces réseaux.
Ainsi, celui qui a fourni la logistique aux poseurs de la bombe qui a explosé près de la gare ferroviaire de Boumerdès en mai 2006 n’est autre qu’un ami d’enfance de l’“émir” de la “sériat” de Thénia, qui a planifié cet attentat. Autre exemple frappant, l’adolescent qui a placé la bombe en septembre 2006 sous le véhicule d’un député à Zemmouri n’est autre que son neveu. On ne se limite qu’à ces deux exemples, mais il en existe bien d’autres encore.
Par ailleurs, la plupart des affaires traitées par la cour de Boumerdès ont démontré que les éléments constituant ces réseaux de soutien ont des affinités familiales avec des groupes terroristes et très souvent ils portent le même nom. Dernièrement, les services de sécurité ont démantelé plus de cinq réseaux de soutien aux groupes terroristes et ont arrêté plus de 100 éléments, notamment à Zemmouri, Sidi Daoud, Dellys et Tigzirt.
Encore une fois, il a été établi, selon les premiers éléments de l’enquête, que certains membres de ces réseaux ont des liens familiaux avec des éléments armés. Autre constat établi : la plupart des éléments arrêtés sont sans emploi.
Liberté 21/04/07
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Re: Situation sécuritaire en Algérie

Message par espoir le Dim 22 Avr - 22:27

Elle a eu lieu vendredi à Paris
Manifestation en France contre le terrorisme en Algérie

Des dizaines de drapeaux algériens, des slogans dénonçant "la bête immonde" qu’est le terrorisme et des youyous sacrant "la force d’un pays qui restera toujours debout".
Une foule compacte d’Algériens s’est rassemblée, avant-hier vendredi, en début de soirée à la Place de la République, au centre de Paris, pour exprimer leur solidarité à l'Algérie, suite à l’appel du Collectif pour le refus et la résistance contre le terrorisme, qui fédère une vingtaine d’associations, créé en réaction aux attentats du 11 avril dernier à Alger.
Dans sa déclaration, le maire de Paris, M. Bertrand Delanoé qui a pris part à ce rassemblement, a souligné, le droit de l’Algérie de vivre dans la paix, et dans la sécurité. "Les algériens de Paris se mobilisent aujourd’hui pour condamner le terrorisme et exprimer leur solidarité avec l’Algérie, et j’ai tenu à être présent parmi eux", a-t-il ajouté, scandant "non au terrorisme, oui à l’Algérie !". S'adressant, par ailleurs, aux participants à ce rassemblement, M. Delanoé a fait valoir sa relation affectueuse avec l’Algérie dont " le peuple a su se décoloniser et construire son indépendance ". Des dizaines de drapeaux algériens, des slogans dénonçant "la bête immonde" qu’est le terrorisme et des youyous sacrant " la force d’un pays qui restera toujours debout ", ont habillé ce meeting qui a uni dans un même élan de soutien à l’Algérie renaissante de nombreux représentants d’associations algériennes et françaises, ainsi que des candidats à la députation (législatives du 17 mai). " Nous sommes tous là présents pour exprimer notre solidarité envers notre pays et son peuple, et c’est cette unité nationale face à tous les dangers, quelle que soit leur nature, que nous souhaiterions transmettre comme message au monde ", a déclaré une jeune algérienne. La même approche a été développée par de nombreux autres manifestants présents sur les lieux.
C’est pour ce même message " de paix et de solidarité que nous sommes naturellement présents à ce rassemblement ", a de son côté déclaré M. Hervé Bourges, membre du Cercle d’Amitié Franco-Algérien. Pour lui, l’occasion de ce rassemblement contre le terrorisme tombe très bien à la veille du premier tour de la présidentielle française. Et d’ajouter qu’ " il faut rappeler aux politiques français qu’il y a d’autres problèmes de dimension mondiale, des problèmes qui dépassent les frontières gauloises ".
Dans le même contexte, M. Mouloud Aounit, secrétaire général du mouvement contre le racisme et pour l’amitié entre les peuples (MRAP) a d’emblée jugé " plus que naturel d’être ici à ce rassemblement car les attentats terroristes en Algérie nous touchent au plus profond de nous-mêmes ". " Nous sommes debout, ici, pour rappeler qu’on n’accepte pas la barbarie ", a-t-il précisé et pour dire " plus jamais çà ! ". Il a aussi déploré le fait que, en France, au moment où le terrorisme s’abat sur des musulmans, des voix de haine ont fait à dessein l’amalgame entre terrorisme et Islam. " Au lieu de compatir à la douleur des victimes du terrorisme, ils ont instrumentalisé cette barbarie", à des fins notamment politiques”, s’est-il indigné. De nombreux animateurs associatifs ont également, estimé que " l’objectif est d’exprimer notre solidarité ", mais aussi, d’impliquer la communauté algérienne dans des actions de solidarité non plus ponctuelles mais régulières en créant, par exemple, " une structure permanente. " Cette idée a été lancée par les initiateurs de ce rassemblement, dont l’association C3D (citoyens, devoirs, droits, dignité).
Ces derniers, estiment que ce rassemblement est une première étape vers la création d’un " Front pour le refus du terrorisme " qui, structuré avec une permanence, permettra au collectif d’associations de réagir rapidement aux attentats terroristes.
DDK le 22/04/07
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Re: Situation sécuritaire en Algérie

Message par espoir le Ven 11 Mai - 22:17

Il y a 1 mois, jour pour jour 33 morts sont tombés suite au double attentat d'alger le 11 Avril dernier, des attentats qui ont ciblé le palais du gouvernement et un commissariat à Bab Ezzouar. A cette occasion, il faut avoir une pensée vive à leur famille qui ont été endeuillées comme les dizaines de milliers d'autres depuis novembre 1991 (Attaque de Guemar).
Il faut noter que ce double attentat a causé aussi plus d'une centaine de blessés.

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Message par espoir le Sam 12 Mai - 14:21

OUED KSARI (TIZI-OUZOU)
Un terroriste abattu

L’offensive engagée, mercredi, par l’ANP contre le groupe terroriste localisé, mardi en fin de journée, dans la périphérie de Tizi-Ouzou, s’est poursuivie jusqu’au sud de la wilaya, aux abords du massif forestier de Boumahni.
Des coups de feu nourris ont été entendus jeudi, notamment dans les environs de Oued Ksari, une vingtaine de kilomètres environ de Tizi-Ouzou, laissant penser à des accrochages. Selon une source bien informée, l’une de ces attaques de l’armée a permis la mise hors d’état de nuire d’un terroriste. La même source affirme que le calme est revenu en fin d’après-midi de jeudi, alors que le dispositif mis en place aux alentours de Tizi a été allégé, mais des militaires filtraient toujours l’entrée en ville sur certains axes.
SAIDA
Trois terroristes éliminés

A Sidi-Embarek, l’un des fiefs du GSPC, situé à une trentaine de kilomètres du chef-lieu de wilaya, les forces de l’ANP ont abattu jeudi dernier lors d’un ratissage opéré dans cette région trois terroristes, il s’agit de Ardjani Lahcen, frère du secrétaire général de l’Onec, Hamzi Mokhtar et Touil Larbi.
Ces terroristes procédaient souvent à des rackets auprès des fellahs de la région. D’ailleurs, ils ont été surpris au moment où ils s’apprêtaient à collecter par force des sommes d’argent et des denrées alimentaires chez un fermier de Sidi-Embarek. Agissant sur informations fournies par “portable”, les forces de sécurité ont immédiatement déclenché une course-poursuite contre ces sanguinaires, laquelle s’est soldée par l’élimination de ces trois terroristes qui sont sous les ordres de l’émir Haddou, toujours en fuite.
Le Soir d'Algérie 12/05/07

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Re: Situation sécuritaire en Algérie

Message par espoir le Dim 13 Mai - 14:49

MAQUIS DE BOUMAHNI (SUD DE TIZI-OUZOU)
Sept terroristes abattus en trois jours


L’armée ne semble pas près de desserrer l’étau, depuis les premières heures de la matinée de mercredi, sur le groupe terroriste localisé, en premier lieu, à quelques kilomètres à peine au sud-est de la ville de Tizi- Ouzou.
Apparemment beaucoup plus important que l’on pouvait l’imaginer, ce groupe terroriste a été d’abord ciblé par une première opération pour le déloger de sa retraite, dans la forêt de Tassadort, avant d’être poursuivi à travers un long périmètre allant jusqu’à Ath Yahia Moussa, soit près d’une trentaine de kilomètres au sudouest de Tizi-Ouzou, en plein dans les maquis de Boumahni, là où l’armée avait engagé il y a quelques mois déjà une de ses opérations les plus impressionnantes qu’on ait vues en Kabylie avant qu’elle ne soit interrompue tout juste après l’expiration du délai imparti par la charte pour la paix et la réconciliation. Si lors de cette opération datant de l’été dernier, les terroristes l’avaient échappé belle, par contre, depuis le début du week-end dernier, selon plusieurs sources, chaque jour apporte son lot de pertes parmi le groupe terroriste qui ne s’attendait pas, de toute évidence, à ce que la riposte des forces combinées des services de sécurité soit aussi intense. Après les offensives ayant abouti à l’élimination d’un terroriste jeudi, puis trois autres vendredi, les militaires sont venus à bout de trois autres hier, selon les mêmes sources. Jusqu’à hier en milieu d’après-midi, l’opération se poursuivait toujours même si les assourdissantes salves qui se faisaient entendre à des kilomètres à la ronde devenaient plus intermittentes.
Le soir d'Algérie 13/05/07

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Message par espoir le Lun 14 Mai - 12:44


Quatrième jour de l’opération à Aït Yahia Moussa
L’argentier de l’ex-GSPC capturé


Les forces de l’ANP ne quitteraient pas les lieux tant que la zone ne sera pas nettoyée.

L’opération de ratissage déclenchée par l’ANP avec l’aide de la BMPJ et de la Garde communale, jeudi dernier, à Aït Yahia Moussa, et plus précisément à Assif n’Sisnou en est à son quatrième jour. Les forces combinées bouclent tous les accès, notamment ceux qui mènent aux massifs forestiers de Boumahni et de Sidi Ali Bounab. Alors que les bombardements ont continué hier, en début de matinée. En plus du bilan rapporté dans notre édition d’hier, quelques éléments du groupe se seraient repliés dans les lieux, si bien que les soldats de l’ANP ne veulent pas faire une offensive brusque. Dans une virée à Oued Kasri, nous avons rencontré des citoyens qui nous ont fait part de leurs impressions à ce sujet. “C’est la première fois qu’un dispositif aussi impressionnant est mis en place. On n’a pas vécu la bataille du 6 janvier 1959, mais les vieux disent qu’elle était semblable à celle-ci”, dira un habitant de Laâzaève. Quant aux rumeurs, elles sont nombreuses. Certains disent qu’il y aurait mêmes des familles à l’intérieur des camps. De source officielle, rien ne nous a été encore confirmé. Une chose est sûre, les forces de l’ANP ne quitteraient pas les lieux tant que la zone ne sera pas nettoyée. D’autres laisseraient entendre que le terroriste capturé serait le trésorier principal de l’organisation de l’ex-GSPC qui avait fait allégeance à la Qaida -Maghreb.Si cette information s’avérait exacte, on pourrait dire que non seulement l’ex-GSPC est décapité militairement, mais surtout financièrement. Car, il n’échappe à personne qu’avec l’argent de rackets et autres menaces de tous genres, l’organisation salafiste a pu recruter des jeunes durant plusieurs années. Au moment où nous mettons sous presse, inépuisables les forces de sécurité sont toujours sur place et surveillent de près ces maquis qui ont servi de base-arrière à Hattab et à ses lieutenants, puis maintenant à Droukdel. De temps à autres, la région est survolée par des hélicoptères.
DDK 14/05/07

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Re: Situation sécuritaire en Algérie

Message par idir321 le Lun 14 Mai - 12:51

Bravo à notre ANP ... il faut éliminer ses gens qui salissent notre pays et l'Islam par leur idiologie et leurs crimes. Il est venu le temps d'en finir, car y en a marre de vivre dans un climat de peur.
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Re: Situation sécuritaire en Algérie

Message par espoir le Lun 14 Mai - 12:52

Contre-embuscade aux Issers
Huit militaires assassinés


En opération de ratissage dans les maquis de Ouanougha relevant des Issers, 30 km à l’est de Boumerdès, les forces combinées de sécurité se sont heurtées avant-hier samedi enfin d’après-midi, à une contre embuscade terroriste qui a coûté la vie à huit (8 militaires, en plus d’une vingtaine de blessés.

Chargée de quadriller une partie de la zone sensible précitée, une patrouille de l’ANP sera surprise vers 17h, a-t-on indiqué par des rafales de FMPK et de kalachnikovs. Cette attaque terroriste attribuée à une seriate d’El Ansar se soldera par la mort de huit soldats de l’ANP, en plus d’une vingtaine d’autres blessés dont trois gravement. Les dépouilles des huit militaires assassinés et (les) autres blessés seront évacués sous escorte vers les hôpitaux de la périphérie. Juste après, le commandement militaire local a ordonné la poursuite de l’opération. Les coins de montagne d’Ighourassen, Ouanougha, et la partie ouest de Sidi Ali Bounad seront intensément pilonnées à l’arme lourde. Hier en milieu de journée, trois hélicoptères de combat ont été mis également à contribution pour bombarder différentes zones suspectées d’abriter la horde sanguinaire.
Les brigades des forces mobiles de l’ANP tentent, elles, de localiser avec précision les tanières de l’ex-GSPC, divisée localement en différents groupuscules, cette nébuleuse terroriste d’obédience salafiste ne survit pratiquement que grâce à ses relais qui l’orientent vers les personnes à racketer et lui facilitent la planification de ses attentats. L’opération ciblant les monts de Ouanougha risque donc, elle aussi de s’étaler sur un temps assez long. Elle n’est, a-t-on constaté que le prolongement d’une grande offensive déclenchée, la veille du week-end dernier, à la périphérie de Tizi Ouzou, où huit terroristes ont été, jusque-là mis hors d’état de nuire. Et non loin du chef-lieu de wilaya de Boumerdès, précisément en lisière de Si Mustapha, les services de sécurité ont mis la main avant-hier, sur sept autres individus fortement soupçonnés d’accointances avec la faction locale de l’ex-GSPC. Les troupes de cette organisation sanguinaire d’obédience salafiste bouillonnent encore, ici et là, a-t-on analysé. Et l’on craint même de nouveaux attentats à la voiture piégée, à l’est de la capitale. C’est pourquoi, les services de sécurité, cherchent à démasquer les réseaux de l’islamisme, les neutraliser là où ils s’implantent, et ce, parallèlement à la multiplication d’opérations-éclair dans les principales bases arrières des groupes terroristes. L’objectif principal de ce redéploiement militaire en dépit des pertes subies, n’est pas seulement, a-t-on affirmé, de garantir le bon déroulement du prochain scrutin mais aussi et surtout de parachever l’éradication de la gangrène terroriste.
DDK 14/05/07
Encore des martyrs qui tombent dans le champ de l'honneur, il faut que leur sacrifice ne sera pas vain, et que les forces du mal ne triomphent pas. C'est le serment qu'on doive leur faire. J'ai une pensée vive pour leur familles.
"Il ne faut pas considérer que ceux qui sont tombés pour que la justice soit établie comme des morts, mais ils sont bel er bien vivant chez le grand seigneur".

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Re: Situation sécuritaire en Algérie

Message par espoir le Mar 15 Mai - 0:54


Opération de l’ANP à tébessa
11 terroristes abattus et un convoi d’armes intercepté

Ils se préparaient à acheminer vers les groupes qui activent à Alger, Tizi Ouzou et Boumerdès un important lot d’armes sophistiquées

Moins de 10 jours après l’assaut donné par les services de sécurité aux maquis terroristes de la région de Tébessa, pour venir à bout d’un groupe d’une vingtaine d’éléments d’al-Qaïda aux pays du Maghreb, versé dans le recrutement et l’intendance, au moins 11 terroristes ont été éliminés durant la journée d’hier, selon un premier bilan provisoire.
Le groupe de terroristes neutralisés se préparait, selon nos sources, à acheminer un important lot d’armes sophistiquées vers Tizi Ouzou, Boumerdès et Bouira, lorsqu’il a été surpris par les forces de sécurité qui n’ont cessé, durant les deux derniers jours, de pilonner sans interruption la région. Des bombardements effectués pour couvrir l’avancée des forces spéciales dépêchées en nombre sur le site. Tout a commencé le 5 mai dernier quand les forces combinées ont commencé par encercler un périmètre allant de la région sud-ouest de Tébessa, qui fait jonction avec la wilaya de Khenchela, jusqu’à Biskra et El-Oued. Cette dernière est, rappelons-le, devenue depuis quelque temps une plaque tournante pour les phalanges d’al-Qaïda chargées du recrutement et de l’intendance. En effet, les forces de l’ANP, qui ont localisé un refuge des irréductibles du GSPC, ont hermétiquement bouclé toutes les issues permettant à ces derniers d’échapper des casemates suspectées d’abriter une vingtaine de terroristes, parmi lesquels se trouvent, toujours selon nos sources, des éléments de nationalités étrangères.
Il faut savoir que les services de sécurité sont certains que dans cette même région, se trouve le quartier général de la phalange katibat Essouafa, affiliée à al-Qaïda aux pays du Maghreb et dirigée par un certain Abou El Khattab. Un démembrement de la nébuleuse qui a pour mission le recrutement, l’endoctrinement et l’entraînement de futurs candidats aux attentats en Irak et en Algérie. Cependant, toutes ces sections sont systématiquement démantelées. La découverte d’un camp d’entraînement d’al-Qaïda au début du mois de mai et le démantèlement d’une base logistique du GSPC en avril dernier, dans la wilaya d’El-Oued, renseignent sur l’échec de cette dernière à vouloir “importer en masse” les méthodes de l’internationale terroriste en Algérie. Par ailleurs, des sources locales au fait de la situation sécuritaire dans la région est du pays ont révélé que l’avancée des forces de la lutte antiterroriste se fait avec une extrême prudence afin de minimiser les pertes, à cause de la présence de bombes artisanales qui auraient été placées, selon nos sources depuis peu par les terroristes. On déplore, en l’espace de 48 heures, la perte de 6 militaires, alors que 8 autres furent blessés dans une série d’explosions à Tébessa et Skikda.
En attendant le bilan final, on ne sait toujours pas si les terroristes abattus appartiennent à katibat Essouafa ou s’il s’agit d’un autre groupe qui se trouve, lui aussi, dans cette région frontalière.
Liberté 15/05/07

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Re: Situation sécuritaire en Algérie

Message par idir321 le Dim 20 Mai - 14:55

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Re: Situation sécuritaire en Algérie

Message par espoir le Dim 20 Mai - 23:43

idir321 a écrit:OUYAHIA sur BRTV sur la concorde civile

http://www.dailymotion.com/search/kabylie/video/x1to4m_sayiduna-ahmadu-ouyahia

C'est un personnage politique que je vomi, c'est l'intelligence au service du mal comme la si bien dit quelqu'un.

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Re: Situation sécuritaire en Algérie

Message par espoir le Mer 23 Mai - 14:01


Chabet El Ameur et Oued Ksari
Trois terroristes neutralisés

Cet engagement n’est, en réalité, que le prolongement de l’opération militaire ayant ciblé, la semaine passée, les maquis voisins de Ouannougha.
Méthodiquement planifiée par les forces combinées de sécurité, une autre embuscade aura permis, hier matin, d’abattre deux terroristes à la lisière de Chabet El Ameur, 40 km au sud-est de Boumerdès.
Ce coup de filet a eu lieu aux environs de 8h, non loin d’un village agricole situé en bordure du tronçon de route menant à Tizi-Ghennif. Informées à cet instant précis de la présence d’un groupuscule de terroristes qui projetait, selon certaines sources, l’enlèvement d’un villageois, les forces locales de sécurité sont rapidement intervenues.
Suite à un violent accrochage qui a duré près d’une heure, une patrouille militaire a abattu deux terroristes et blessé un troisième dont le corps n’a pas été retrouvé, a-t-on indiqué. Suite à cette action, les forces de sécurité ont récupéré un kalachnikov. Les cadavres des deux sinistres individus sont en cours d’identification dans la morgue d’un hôpital de la périphérie. On laisse entendre que l’un d’eux, trente ans environ, était “émir” de “djound” (peloton) d’autant qu’il avait pris le maquis il y a plus de six ans.
Cet engagement n’est, en réalité, que le prolongement de l’opération militaire ayant ciblé, la semaine passée, les maquis voisins de Ouannougha, avec un bilan d’au moins quatre terroristes neutralisés dont un “émir” en plus d’un important arsenal de guerre récupéré. Et l’on précise qu’un des terroristes abattus a été ces jours-ci, identifié.
Il s’agit de Ahmed Hamma. Agé de 22 ans et originaire de Ouled Aïssa, il a pris le maquis il y a deux ans juste après une série d’attentats ayant ciblé un repenti et deux gardes communaux.
Un détachement de l’armée régulière qui maintient également la pression sur la zone sensible d’Ath Yahia Moussa, près de Oued Ksari, dans la wilaya de Tizi-Ouzou, a pu capturer il y a deux jours, un terroriste. Celui-ci est âgé de 60 ans environ, a-t-on signalé.
Au même endroit, les forces de sécurité avaient anéanti, au total, durant les dix derniers jours, puis moins de 9 terroristes. Ces résultats démontrent que les structures étatiques de sécurité ont actuellement, tout au moins, une idée précise sur le modus operandi de la nébuleuse terroriste locale. Les zones sensibles sont régulièrement quadrillées et intensément pilonnées, parallèlement à la traque des filières clandestines de l’ex-GSPC.
Tizi Ouzou
Les massifs forestiers sous haute surveillance

Depuis près d’une quinzaine de jours les massifs du sud de la wilaya à savoir, ceux d’Ait Yahia Moussa et de Boumahni, sont sous haute surveillance. Cette offensive de l’ANP qualifiée par certaines sources de grande réussite, continue jusqu’à l’élimination de tous les éléments de l’organisation de Droukdel. Même si l’opération d’Ait Yahia Moussa n’a pas encore livré le nombre de terroristes éliminés, nos sources laissent entendre que le nombre dépasserait le chiffre de quinze. Le dernier en date est celui de samedi dernier. Nos sources qui requièrent l’anonymat nous ont appris qu’il s’agit d’un terroriste ayant rejoint le maquis en 1993. En plus, il est le beau-père de l’un des trois émirs nationaux, à savoir Droukdel. Père de six filles, il occupe la fonction de conseiller de l’actuel chef de l’organisation. Par ailleurs, même si les lieux occupés par le groupe, ne sont pas encore abandonnés, les troupes de l’ANP, décidées à mener cette lutte jusqu’au bout, sont du côté de Boumahni et de Bouhamou où les abris de l’ex-GSPC continuent à sévi dans les villages limitrophes de la forêt. Cette opération est l’une des vastes opérations déclenchées depuis août dernier dans les maquis de la région.
Il y a de rappeler que ces gîtes de l’ex-GSPC se trouvent à quelques encablures de Ain Zaouia où a été assassiné en octobre dernier le P/APW de Tizi Ouzou, M. Rabah Aissat.
Tizi Ghennif
Un terroriste arrêté à Marako

Les éléments de la Brigade mobile de la police judiciaire (BMPJ) de Tizi Ghennif ont, dans l’après-midi de ce lundi, à 16 h, procédé à l’arrestation d’un terroriste.
En effet, c’est suite à des signalements et des renseignements fournis par des citoyens tout le long du parcours allant des localités de Timezrit, M’kira puis Tizi Ghennif, toutes concordantes, signalant un individu suspecté d’appartenance au GSPC que des patrouilles de la BMPJ de Tizi Ghennif se lancèrent à sa recherche. C’est donc au village Marako, situé à quatre kilomètres à l’ouest du chef-lieu de la commune de Tizi Ghennif que cet individu, âgé de vingt-quatre ans et qui serait originaire de Tamda, fut arrêté.
Il ne fait aucun doute que ce terroriste après avoir échappé aux importantes opérations effectuées par les forces combinées, la semaine écoulée tant à Aït Yahia Moussa qu’à Timezrit tente de rejoindre ses acolytes sur les monts de Beggas qui se trouvent à proximité de Marako.
DDK le 23/05/07

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Re: Situation sécuritaire en Algérie

Message par espoir le Mer 30 Mai - 14:35


Le kidnapping du ressortissant égyptien polarise l’actualité à Tizi Ouzou
La police sur la piste des ravisseurs


Des informations crédibles font état de la découverte, hier, dans la soirée, au carrefour menant vers Béni Douala, du véhicule de marque Nissan 4X4 à bord duquel le ressortissant égyptien a été conduit par ses ravisseurs.

Alors que l’affaire du kidnapping d’un ressortissant égyptien dimanche dernier à Talla Allam continue de polariser l’actualité dans la wilaya de Tizi Ouzou, voilà qu’un commerçant est encore enlevé par un groupe armé à Boghni, une localité située à une cinquantaine de kilomètres au sud de la wilaya. En réalité, l’enlèvement de ce commerçant remonte au 26 mai dernier, mais ce n’est qu’hier qu’une plainte a été officiellement enregistrée au niveau des services de sécurité, a-t-on appris de sources généralement bien informées.
Cependant, des informations crédibles font état de la découverte, hier, dans la soirée, au carrefour menant vers Béni Douala, du véhicule de marque Nissan 4X4 à bord duquel le ressortissant égyptien a été conduit par ses ravisseurs. Un indice sans doute important pour les services de sécurité qui poursuivent toujours de manière intense leurs investigations pour localiser la destination du groupe. Selon notre source, des informations recueillies jusque-là privilégient la piste de katibat Ennour activant dans la région de Aïn El-Hammam où pourrait se trouver d’ailleurs actuellement la victime étrangère.
Notre source souligne également qu’au troisième jour de cet enlèvement, aucune revendication ou exigence n’est formulée par les ravisseurs. Il est à rappeler que le ressortissant égyptien de 26 ans, exerçant comme directeur régional de Djezzy, depuis au moins deux ans, a été enlevé dimanche dernier vers 22h30, alors qu’il était chez lui à Talla Allam, un quartier de la ville de Tizi Ouzou.
Ses ravisseurs, au nombre de quatre, tous armés de kalachnikovs, se seraient rendus en premier lieu chez son chauffeur auprès duquel ils se sont présentés comme étant des policiers avant de demander où habite ce ressortissant égyptien répondant aux initiales de A. O.
Confiant et rassuré par l’objet de cette visite policière, puisqu’un des ravisseurs lui aurait précisé que “c’est tout juste pour les besoins d’une enquête”, le chauffeur qui a remarqué de surcroît que les quatre individus en question portaient des dossards de la police n’a pas hésité à leur indiquer le domicile de ce responsable égyptien.
Il est à rappeler que la wilaya de Tizi Ouzou a enregistré pas moins d’une dizaine de kidnappings depuis l’apparition de ce phénomène en 2006, mais jamais jusque-là un étranger n’a été ciblé et jamais aussi un tel acte ne s’est produit à l’intérieur de la ville du chef-lieu de la wilaya. Ce qui semble alors inquiéter la population de la région, c’est la facilité avec laquelle un groupe terroriste a pu pénétrer dans la ville au moment où l’on ne cesse de parler de mobilisation sans précédent des services de sécurité, notamment dans la ville et sa périphérie.
Les terroristes semblent en tout cas guetter la moindre baisse de vigilance pour effectuer des incursions à portée médiatique dans l’objectif de pallier leur affaiblissement sur le terrain après les multiples offensives menées récemment à leur encontre par les services de sécurité dans la région.

CHABET EL-AMEUR (BOUMERDÈS)
Un garde communal met en échec une incursion terroriste


Un garde communal et son frère ont été blessés, hier, suite à un attentat perpétré par un groupe terroriste du GSPC à Boudoukhane, localité montagneuse située au sud de Chabet El-Ameur.
Le garde communal R. M., 37 ans, blessé, a été évacué à l’hôpital de Bordj Ménaïel et ses jours ne sont pas en danger, selon des sources hospitalières. Son frère R. K., 32 ans, qui, lui aussi, a été blessé en essayant de protéger son frère, a quitté hier après-midi l’hôpital après avoir reçu les premiers soins. Selon des témoins oculaires, les deux frères ont courageusement mis en échec cette opération d’assassinat en obligeant le groupe terroriste à prendre la fuite sans parvenir à ses fins.
Liberté du 30/05/07

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Message par espoir le Sam 2 Juin - 23:48

Une patrouille militaire cible d’un attentat à Sidi Ali Bounab
1 mort et 11 blessés

En opération de reconnaissance dans la zone montagneuse de Sidi-Ali Bounab, un convoi de l’ANP s’est heurté hier matin, a-t-on indiqué, à une contre-embuscade qui a coûté la vie à un militaire et blessé 11 autres, dont deux ou trois grièvement.
Les patrouilles militaires ont été traitreusement attaquées aux environs de 9 heures, précisément au maquis d’Imaghnièn près du poste 9, relevant de la commune de Naciria, à 40 km à l’est de Boumerdès. Les soldats de l’ANP ont été, à cet instant précis, surpris par l’explosion d’une bombe artisanale sur leur chemin. Suivies de rafales d’armes automatiques, les éclats de l’engin infernal ont blessé 12 militaires dont un a succombé, peu après, a-t-on signalé.
Les 11 militaires blessés, dont au moins 2 grièvement, ont été transférés vers une structure sanitaire de la périphérie. L’acte terroriste est attribué, selon des informations recoupées, à une serriate de la phalange islamiste d’El Ansar sévissant particulièrement sur l’axe Bordj Ménaïel-Mizrana.
Les différentes opérations militaires déclenchées là entre 2004 et 2006 auront permis, a-t-on affirmé, d’abattre pas moins d’une centaine de terroristes. Et plus important encore, la police judiciaire, mobilisée, quant à elle - au niveau des centres urbains -, démantelé en moins d’une année, toujours à l’est de Boumerdès, 5 réseaux de soutien à l’islamisme armé.
Suite à ces engagements l’ex-GSPC devenu El Qaïda Maghreb a été, en réalité, fortement ébranlé. Les coups d’éclats qu’elle planifie à la moindre occasion, comme ce fut le cas hier dans la zone de Sidi-Ali Bounab, ne sont qu’une énième tentative d’inscrire sa guerrilla dans la durée. Militairement parlant, l’on peut soutenir qu’elle est fortement affaiblie, d’autant que ses principaux fiefs sont constamment quadrillés par les forces de l’ANP. Mais les proches de certains cercles du pouvoir ou partis, qui ont parlé encore de réconciliation lors de la récente campagne pour les législatives, risquent, appréhende-t-on aux commanditaires du terrorisme pendant que les soldats de l’ANP se sont ici et là, étriper sous les bombes.
Attentat terroriste à Aït Khellili
Un garde communal assassiné
Un groupe terroriste, au nombre indéterminé a assassiné dans l’après-midi d’hier un garde communal en faction sur la route menant vers Aït Khellili.
Selon les informations en notre possession, l’attentat a eu lieu vers 15h, lorsque les terroristes roulant à bord d’un fourgon de type Renault trafic, ont ouvert le feu sur la victime. Ce dernier, ajoutent nos sources, aurait périt sur le coup. L’on ignore toutefois si son arme a été subtilisée ou pas.
Ce qui est sûr par contre c’est que les forces de sécurité ont enclenché une opération de recherche immédiatement après l’attentat.
DDK du 03/06/07

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Message par espoir le Lun 4 Juin - 23:55

La traque des hordes islamistes se poursuit à Boumerdès
Arrestation de six suspects et nettoyage méthodique des maquis

Avec méthode et patience comme à l’accoutumée, les forces combinées de sécurité multiplient leurs interventions dans les principaux fiefs du GSPC, particulièrement aux portes de la capitale.
Avant-hier en fin d’après-midi les forces de l’ANP se sont redéployées dans les maquis de Guedara et Merchicha, situés au sud et au sud-est de Thenia.
Sans préciser le nombre de terroristes traqués, nos sources ont indiqué que cette opération ressemble à celle ayant permis durant ces trois dernières semaines la neutralisation d’une vingtaine de terroristes à Ath Yahia Moussa et Ouanougha, dans les départements de Tizi Ouzou et Boumerdès.
Jusque-là, le ratissage des monts de Thenia, s’est soldé selon des informations recoupées par le désamorçage d’une dizaine de bombes artisanales. Mais au cours du déminage d’un sentier reliant Ouled Salah à Merchicha- douars presque totalement vidés de leurs habitants- deux blessés ont été dénombrés dans les rangs d’une patrouille militaire, a-t-on signalé. Dix jours avant le déclenchement de ce ratissage qui se poursuit, les services spéciaux de sécurité ont procédé toujours dans la même circonscription , à l’arrestation de six individus fortement suspectés d’appartenance à la nébuleuse terroriste locale.
Agées entre 18 et 20 ans pour la plupart, les personnes interpellées auraient eu pour mission de fournir des renseignements et soutien aux commandos de l’islamisme armé sévissant dans cette contrée.
Les forces de sécurité sont, et pour cause en état d’alerte pour empêcher la mobilité des hordes sanguinaires leur couper les principales voies de ravitaillement et la possibilité de se mouvoir.Dans les maquis, et l’expérience l’a moult fois démontré, la moindre information est exploitée par l’armée pour préparer d’autres offensives d’envergures. Des renforts ont afflué, avant-hier, à titre d’exemple, vers les monts de Sidi Ali Bounab, théâtre il y a trois jours, d’une attaque terroriste ayant tué un militaire et blessé une dizaine d’autres dont deux gravement.
L’on apprend enfin, que le tribunal pénal de Boumerdès, dont la deuxième session criminelle s’est ouverte samedi dernier a statué hier sur de nombreuses affaires liées au terrorisme.
Ainsi trois éléments d’un réseau de soutien à l’ex-GSPC ont écopé d’une peine de prison ferme de 10 ans, suite aux assises des deux premières journées.
Il s’agit de Rial Toufik, Rial Mohamed et Mouzaoui Mohamed Amine. Trois autres mis en cause, et interpellés lors d’une enquête ayant permis le démantèlement d’une filière islamiste à Zemmouri, il y a moins de deux mois, seront relâchés. 26 autres terroristes en fuite, à leur tête Khelifi Youcef alias Talha, “émir” de serriate du GSPC dans la contrée de Zemmouri, sont condamnés suite au même verdict judiciaire, à une peine de prison à perpétuité. Faisant partie du même groupuscule terroriste un autre élément lui aussi en fuite, a écopé d’une peine de prison de vingt ans.
DDK du 05/06/07

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Message par espoir le Mar 5 Juin - 0:24

Attaque à main armée à Alma de Bouassem
Un jeune de 25 ans assassiné

Durant la nuit de dimanche à lundi, un groupe armé a tenté de faire irruption dans un domicile au village Alma de Bouassem.
Le domicile en question est habité par une veuve de chahid répondant aux initiales S. F., âgée d’environ 68 ans. Pour alerter le voisinage, la veuve de chahid a poussé des cris de salut, et attire l’attention des riverains. Un jeune de 25 ans accourt au domicile pour assister la veuve, durant sa course, il reçoit une balle en pleine poitrine, évacué en urgence vers l’hôpital de Tizi-Ouzou, il succombe à sa blessure, il sera inhumé aujourd’hui, en son village natal à partir de 13h00.
L’identité des assaillants n’est pas connue, une enquête est diligentée par les services de sécurité pour identifier et arrêter ce groupe armé. Un témoin affirme que la veuve venait de percevoir sa pension, ce qui n’exclut aucunement toute piste, soit celle du banditisme ou du terrorisme.
DDK du 05/06/07

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Message par espoir le Mer 6 Juin - 13:23


Le fils de Ali Benhadj filmé dans les rangs du GSPC
Ali Benhadj, ancien numéro deux du parti dissous, a reçu lundi dernier un message de son fils, porté disparu depuis le 5 octobre 2006. Le message est très fort et met fin à toute spéculation autour du sort de Abdelkahar, âgé de 20 ans.
Ce dernier était au milieu d’un groupe de terroristes du GSPC, sur un enregistrement vidéo diffusé lundi dernier par la chaîne qatarie Al Jazeera. Exhibant une kalachnikov au milieu de quatre terroristes armés de fusils mitrailleurs, Abdelkahar est apparu à visage découvert pour expliquer le pourquoi de son ralliement à Al Qaïda pour le Maghreb. Il déclare dans une brève intervention sous le pseudonyme de Mouaouiya avoir rejoint l’organisation terroriste dans « le but de participer à l’instauration de la charia ». Il lance par la même occasion un appel aux jeunes pour qu’ils suivent cette voie, avant que deux autres terroristes marocains ne s’expriment, eux aussi, à visage découvert devant la caméra.
Fin de la polémique
L’un d’eux, se présentant sous le nom de Abou Abderrahmane Al Maghribi, s’attaque avec virulence au roi Mohammed VI, et à son défunt père Hassan II, avant de dénoncer les conditions de détention dans les prisons marocaines, dont celle de Salé, à Rabat. Les compagnons du fils de Ali Benhadj ont eux aussi appelé leurs compatriotes à rejoindre les maquis du GSPC, mais en Algérie. Abondant dans le même sens, un autre terroriste, dit Khatab Al Maghribi, s’exprimant avec un accent marocain, fait l’apologie de l’organisation criminelle, avant que la caméra ne fixe un groupe d’éléments du GSPC, présentés (pour certains) avec leurs pseudonymes, Abou Houraïra Tlemçani, Abou Al Oualid Al Asimi, comme appartenant à la phalange Ghouraba. Les images montrées par Al Jazeera font état également de l’attentat à la voiture piégée contre une brigade de gendarmerie à Si Mustapha, wilaya de Boumerdès, les dégâts qu’il a occasionnés, une embuscade contre un convoi de militaires à Keddara qui aurait, selon l’orateur, fait 4 morts et une opération d’évacuation des terroristes blessés. La caméra a également montré des images du campement de la phalange Al Ghouraba, un endroit fortement boisé, se trouvant dans une montagne, probablement la région de Boumerdès, où activerait le fils de Ali Benhadj. Ainsi, le GSPC, à travers la diffusion de ce enregistrement vidéo, vient de mettre un terme définitivement à la polémique autour du sort de Abdelkahar, fils du numéro deux du parti dissous. Il y a quelques mois, El Watan avait fait état de la reddition du compagnon d’aventure de Abdelkahar, et fils de quartier, avec armes et bagages aux forces de sécurité. Après avoir remis son pistolet automatique, il a révélé au détail près son « histoire » avec le fils de Ali Benhadj et son voyage en enfer chez les terroristes du GSPC activant dans la zone de Boumerdès. Cette reddition a été décidée, selon ses dires, à la suite de sa convocation par l’émir de la zone pour des raisons qu’il a déclaré ignorer. Pris de panique, il a pris la fuite en profitant d’un moment d’inattention des terroristes qui assuraient la surveillance du campement.
La suspicion
Son témoignage sur les conditions de son séjour au maquis, les différents déplacements d’une zone à une autre, les restrictions en matière de contact avec l’extérieur et la difficulté de trouver des refuges sûrs auxquelles les terroristes sont soumis sont qualifiés d’enfer par le repenti. Il a également révélé les circonstances dans lesquelles lui et le fils de Ali Benhadj ont décidé de prendre le chemin du maquis, après la prière de l’aube, le 5 octobre 2006. Le numéro 2 du parti dissous a, au début, refusé catégoriquement cette thèse, préférant semer le doute, en accusant les « services de l’Etat » d’être responsables du sort de Abdelkahar. Ce dernier avait eu une violente altercation verbale avec les policiers lors d’une manifestation contre les caricatures offensant le Prophète devant l’ambassade du Vatican, à Notre-Dame d’Afrique à Alger. Le fils de Ali Benhadj a mal réagi lorsque les agents de la sûreté nationale ont confisqué les banderoles et embarqué son père. L’incident, qui avait eu lieu quelques jours seulement avant « la disparition », est à chaque fois rappelé par Ali Benhadj aux journalistes étrangers qui l’ont sollicité. Il a déposé plainte pour « disparition », mais n’a parlé que d’enlèvement pour mieux susciter la suspicion. Il a d’ailleurs réagi avec virulence à l’annonce par un journal de la nouvelle, selon laquelle Abdelkahar a rejoint les maquis de Boumerdès. Le démenti est rapidement publié dans certains journaux arabophones, mais ses déclarations sont devenues de plus en plus timides. Au fond, Ali Benhadj savait que son fils s’était enrôlé dans les rangs du GSPC à Boumerdès, mais il ne pouvait assumer publiquement cette décision. Malgré les images accablantes diffusées par Al Jazeera lundi dernier, Ali Benhadj a continué à semer le doute en affirmant sur les colonnes d’Al Khabar qu’il continue à chercher son fils et qu’il n’a pas encore vérifié s’il s’agit d’images réelles ou non. Mieux, l’ancien numéro 2 du parti dissous est allé jusqu’à déclarer : « Si mon fils est au maquis, qui l’a recruté et qui l’a accompagné jusqu’à cet endroit ? » Ali Benhadj veut cacher le soleil avec un tamis. Mais qui croira à ses propos ?
El Watan du 06/06/07

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Message par espoir le Mer 6 Juin - 14:12

Un attentat près de la cour de Tizi Ouzou fait un mort
Un attentat à la bombe a fait un mort et huit blessés mercredi à Tizi Ouzou (Kabylie, est de l'Algérie), a-t-on appris de sources sécuritaires.
Une bombe artisanale a explosé à la gare routière de la ville, proche du palais de justice, où viennent de se dérouler deux procès de l'ancien chef du Groupe salafiste pour la prédication et le combat (GSPC) Hassan Hattab, condamné deux fois de suite à la prison à perpétuité dans deux dossiers différents.
L'explosion, de forte puissance, a provoqué la panique parmi les nombreux voyageurs en attente. Des mesures de sécurité ont été prises immédiatement autour de la gare routière et du palais de justice. L'attentat n'a pas été revendiqué pour le moment.
Allah yerham la victime wasekounouha fassih jenanih. Inchalah salamat pour les blessés.
La vermine doit être éradiquée définitivement, pas de clémence pour ces assassins qui continuent de semer le mort et la désolation en Algérie.
20Minutes.fr

Que dieu ait l'âme de la victime, et qu'il l'accueille dans son vaste paradis. J'ai une vive pensée pour sa famille. Inchalah plus de peur que de mal pour les blessés.

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Re: Situation sécuritaire en Algérie

Message par espoir le Mer 6 Juin - 18:12








Attentat à la bombe à Tizi-Ouzou
1 mort et 12 blessés dans l’attentat de Tizi Ouzou


Comme annoncé ce matin, dès les premières heures qui ont suivies l’attentant, une bombe de confection artisanale a explosé à la sortie de véhicules de la Gare routière de Tizi Ouzou, le premier bilan meurtrier fait état de 1 mort et de 12 blessés.
La bombe a été dissimulée dans un sac en plastique et déposée dans la clôture de la Gare routière par des individus non encore identifiés. A noter que la Gare routière de Tizi Ouzou fait face au Commissariat central et au Palais de justice de Tizi Ouzou et que d’innombrables policiers se trouvent poster sur les lieux à toute heure de la journée.
Il faut dire que cet attentat était prévisible car depuis plus d’un mois, plusieurs artères de la ville et tous les commissariats de Tizi Ouzou se trouvent boucler par la police à l’aide de barricades, ceci dénote, si besoin est, que le risque d’attentat était élevé.
L’explosion, de petite intensité, à eu lieu entre 10 heures et 10 heures 15 du matin, elle a coûté la vie à un policier et a blessé 12 personnes, dont 7 civiles et 2 policiers. Un chauffeur de taxi, présent sur les lieux, a affirmé que sur place, l’explosion a été fortement ressentie et qu’elle a provoqué une panique indescriptible vu la grande influence que connaît l’endroit.
Arrivés sur les lieux aux environs de 11 heures 40, la police interdisait à tout le monde de se rapprocher de l’endroit, tout le périmètre était bouclé et les pompiers étaient afférés à nettoyer, à l’aide d’un jet d’eau, les lieux, sous les regards des passants qui se sont attroupés sur les abords de la Place Lounès MATOUB avant d’être dispersés par les policiers.
La circulation routière a été interrompue et les bus et taxis venant de différentes destinations et desservant la Gare de Tizi Ouzou ont été détournés vers plusieurs endroit de la ville chose qui a crée d’énormes embouteillages sur plusieurs artères.
kabyle.com

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Re: Situation sécuritaire en Algérie

Message par espoir le Jeu 7 Juin - 0:48


Une bombe fait un mort et neuf blessés à la Gare routière
Tizi-Ouzou ciblée par l’ex-GSPC

Un policier de 33 ans a été tué et huit personnes blessées, parmi lesquelles figurent des civils, dans l’explosion d’un colis piégé, hier vers 10h20 à la Gare routière de la ville de Tizi-Ouzou.
L’engin, qui était enfoui sous terre, derrière la loge du gardien de la gare, a été actionné à distance, selon des sources policières. L’endroit où a été déposée la bombe servait de lieu de faction aux policiers affectés à la gare pour le maintien de l’ordre et réguler les entrées et sorties des bus.
L’explosion s’est produite, selon des témoins, au moment où les deux policiers ont pris position à leur poste. L’un d’entre eux est mort sur le coup, tandis que son collègue, une femme, est sérieusement blessée. Quelques minutes après, tout le périmètre a été bouclé par la police, appuyée par la suite par une troupe d’élite de l’ANP. Les secours n’ont pas, non plus, tardé à arriver sur les lieux où tout le parc ambulancier de la Protection civile, ainsi que celui du SAMU ont été mobilisés pour l’évacuation des victimes.
Sur les lieux de l’attentat, c’est la panique générale. Même si les services de sécurité ont très bien géré la situation en évacuant en peu de temps les lieux pour permettre aux secours d’évacuer les blessés, l’affolement des citoyens, à l’intérieur et aux alentours de la gare routière était si grand que plusieurs d’entre eux seront également hospitalisés suite à des chocs émotionnels. Les différentes chambres de la cour de Tizi Ouzou qui jouxte la gare routière, ont dû toutes interrompre leurs audiences. Les justiciables, les avocats ainsi que les magistrats ont été tous pris de panique. C’est dans cette même cour que le tribunal criminel avait condamné, lundi dernier, l’ancien chef de l’ex-GSPC, Hassan Hattab, à la peine capitale, par contumace.
La gare routière, qui était à cette heure-ci bondée de voyageurs, a été, faut-il le souligner, évacuée sans heurts, en dépit de la grande panique qui a gagné les citoyens. Au CHU Nedir, où furent évacuées les victimes, c’est le branle-bas de combat. Les pavillons des urgences médicales et chirurgicales ont été littéralement assaillis par les proches des victimes venus s’enquérir de leur état.
La liste des blessés a été affichée dans plusieurs endroits de l’hôpital pour permettre l’identification des victimes. Celles-ci au nombre de 13 personnes, dont l’âge varie entre 26 et 49 ans, ont été toutes admises aux pavillons des urgences. Huit seront retenues en observation médicale, parmi lesquelles un policier gravement atteint, admis directement au bloc opératoire. Sa vie est hors de danger, affirme une source hospitalière qui précise qu’il est admis en réanimation. Cinq blessés ont regagné leurs domiciles après que les médecins leur eurent prodigué les soins nécessaires. L’on parle de blessés atteint de choc émotionnel.
Nos tentatives de récolter des témoignages des blessés sont, par ailleurs, restées vaines. Ils ont unanimement refusé de répondre aux questions des journalistes.
Sur place, le directeur général du CHU qui était venu superviser la prise en charge des blessés a déclaré aux représentants de la presse que " dès réception de l’information sur l’attentat, une alerte maximale a été déclenchée et l’ensemble du personnel médical et paramédical a été mobilisé ou appelé en renfort aux urgences. "
Le wali de Tizi-Ouzou, El Hocine Mazouz, s’est également déplacé au chevet des victimes, accompagné par le directeur de la santé et de la population de la wilaya. Il a tenu à rassurer les blessé et a eu de brèves discussions avec leurs familles.
A l’adresse des journalistes, le wali a tenu à déclarer que le dispositif sécuritaire sera désormais renforcé davantage, notamment avec le redéploiement imminent de la gendarmerie nationale qui viendra appuyer les éléments de la police qui sera, elle aussi, renforcée. " Maintenant que les hordes terroristes s’attaquent aux citoyens innocents, leur message est clair : semer la terreur et créer un climat de peur et de panique parmi la population. Cela n’entamera en rien la détermination de l’Etat à éradiquer le phénomène et nous mettrons tous les moyens pour ce faire. "
Il faut dire que cet attentat est intervenu au lendemain de la levée partielle du dispositif sécuritaire drastique imposé sur la ville de Tizi-Ouzou, depuis un peu plus d’un mois. Un dispositif actionné suite à des informations faisant état de 500 kgs d’explosifs qui auraient été introduits dans le territoire de la wilaya.
Alors que des opérations de ratissage de grande envergure poursuivent leurs cours dans différentes localités de la wilaya, l’attentat d’hier est destiné, selon certains analystes de la question sécuritaire, à desserrer l’étau sur plusieurs terroristes pris entre les mailles des forces de l’ANP qui se sont déployées dans la région d’une façon assez remarquable.
Le nombre de troupes de l’Armée nationale populaire ainsi que la logistique de guerre déployés sur les hauteurs de la wilaya de Tizi Ouzou n’a jamais été aussi important que cette fois-ci depuis l’apparition du phénomène terroriste en Algérie. Ce qui laisse supposer que les services de sécurité ont flairé la présence d’un important groupe terroriste dans les parages. En témoigne d’ailleurs la multitude d’attentats à la bombe commis ces derniers mois dans la région.
Le bilan définitif de l’attentat
Le bilan définitif de l’attentat qui s’est produit hier matin à Tizi-Ouzou fait état d’un mort et neuf blessés. Un policier de Boghni, Djaroun Saïd, âgé de 33 ans, est décédé sur le coup. La victime se dirigeait vers le siège de la Sûreté de wilaya afin de déposer un certificat médical pour un arrêt de travail. Le hasard a fait qu’au moment de l’explosion, il passait par là. En outre, deux femmes policiers ont été légèrement blessées.
Ces dernières étaient en train de réguler la circulation.
Un agent de la police qui était également sur les lieux a été, en revanche, grièvement blessé à l’épaule. Il a été transporté vers le bloc des urgences du CHU, Nédir-Mohamed où il a subi une opération. A 16h10, ce blessé n’était pas encore sorti du bloc opératoire.
Enfin, cinq citoyens ont été blessés légèrement.
La panique a duré une heure
Peur sur la ville

Il était un peu plus de dix heures quand la ville a été plongée dans un climat de panique générale.
La nouvelle de l’explosion d’une bombe s’est propagée telle une traînée de poudre dans les quatre coins de la ville. Mais l’information exacte tardait à se confirmer laissant la voie aux rumeurs. Au boulevard Abane-Ramdane, les gens s’interrogent sur l’endroit exact de l’explosion. Des clients sortent de l’intérieur des cafés et des magasins et tentent de récolter des informations. Mais la panique était telle qu’il fut impossible de se concentrer. Les policiers arrêtent les véhicules pour céder le passage aux ambulances et aux véhicules de la Protection civile qui se succédaient en trombe. De jeunes adolescents, poussés par la curiosité, accourent vers le lieu du drame tandis que les femmes, les plus gagnées par la peur, pressent le pas pour rentrer chez-elles. Le cortège des ambulances a duré jusqu’à 11h10 min., heure à laquelle la ville a retrouvé son calme. Les choses ont repris leur cours normal. Les citoyens ont continué à vaquer, de façon ordinaire, à leur préocccupation quoi que la circulation automobile a été bloquée dans de nombreux endroits.
La route qui mène de l’habitat vers la Nouvelle-Ville a été fermée à la circulation et les automobilistes ont été invités à passer par la rocade sud.
La promptitude de l’intervention des éléments de la police, des agents de la Protection civile et des ambulanciers, mérite d’être signalée et saluée.
Tizi Ouzou
... Soudainement la bombe explose !
Il est 10 h. Le mouvement habituel bat son plein dans la ville de Tizi Ouzou. Une virée-éclair au bureau de la Dépêche de Kabylie, avant de prendre le bus pour Alger. A l’occasion, un confrère nous confie un colis que nous devions transmettre à un autre confrère à Alger.
Vers 10 h 20 et à près de 300 m avant notre arrivée à la gare, un bruit sourd et sec déchire le ciel.
Nous avons pensé au choc d’une collision entre deux voitures. Le bruit a suscité toute notre curiosité et il provient du lieu de notre destination. Nous pressons le pas vers le lieu de l’explosion. De loin nous apercevons des mouvements dans tous les sens. La circulation sur le boulevard principal commence à se bloquer. Les premières voitures de police arrivent l’une derrière l’autre à vive allure, en plus du son strident des sirènes. Chacun demande à l’autre ce qui s’est passé. A vrai dire, après quelques minutes, personne ne sait encore de quoi il s’agit. Un policier ouvre la portière du fourgon et demande à un citoyen ce qui se passe. “Je ne sais pas...”, répond ce dernier.
Ce n’est qu’en arrivant à près de 50 m du lieu que nous apprenons qu’il s’agit d’explosion d’une bombe. La scène s’agite de plus en plus. On court dans tous les sens. Certains fuient les lieux, d’autres par curiosité accourent vers le lieu de l’explosion. Une jeune fille en état de choc est portée par deux jeunes vers le bâtiment en face. A droite, un blessé est secouru par un groupe de personnes. C’est un jeune d’une trentaine d’années. Son bras est tendu et porte des taches de sang. En dépit de la peur, nous continuons notre marche vers le lieu de l’explosion. Nos pas sont stoppés par des policiers en civil qui s’affairent à éloigner les gens et établir un périmètre de sécurité. On parle de morts et de blessés. La confusion s’installe de plus en plus. A ce choc s’ajoute le son des sirènes des ambulances, des voitures de police et de la Protection civile qui arrivent à vive allure de tous les côtés.
De plus en plus, tous les quartiers de la gare routière deviennent noire de monde. Les ambulances redémarrent à la même allure, en évacuant des blessés. Quelques minutes après, nous apprenons qu’il s’agit d’une bombe actionnée à distance contre des policiers en faction. Les badauds sont de plus en plus nombreux. Des policiers par dizaines les font éloigner. Un citoyen furieux fonce droit vers le lieu du drame. Il a été immobilisé difficilement par les policiers. L’homme crie et demande qu’on le lâche. Il s’agit peut-être d’une personne ayant un proche exerçant près du lieu du drame. De temps à autre, les policiers perdent leur sang-froid face à cette foule curieuse, qui ne veut pas dégager les lieux.
“Eloignez-vous, nous vous en supplions. Peut-être que d’autres bombes vont exploser !”, ne cesse de crier un policier à l’endroit de la foule.
La gare routière a été fermée à la circulation. Même sans cela, il serait absurde de tenter de prendre un bus dans de telles circonstances. C’est donc dans un taxi que nous prenons la route vers Alger. Le chauffeur de taxi est encore sous le choc : “Je suis encore choqué. Nous étions les premiers à arriver sur les lieux du drame”, nous a déclaré ce chauffeur et d’enchaîner : “Je suis triste. La vie n’a pas de sens lorsqu’on voit des citoyens assassinés par d’autres citoyens. A quand la fin de ce cauchemar?”, fulmine-t-il. Depuis, le téléphone ne cesse de sonner. La nouvelle a vite fait le tour de la wilaya et en dehors. On nous appelle de Aïn El Hammam, de Tigzirt, d’Akbou... etc.
La rumeur disait qu’il s’agit d’une bombe ayant explosé à la gare routière, et ayant fait plus de 80 morts !
Il a fallu à chaque fois les éclairer objectivement sur la réalité du drame.
Tizi est loin derrière nous ; à Alger, la nouvelle est déjà largement répandue.
La bombe ayant explosé ce matin est certainement un geste de manifestation des groupes terroristes d’Al QaÏda, encore en activité. Une manière à eux de signer leur présence en semant la mort et en faisant plonger la population dans l’inquiétude et la terreur.
DDK du 07/06/07

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Message par espoir le Jeu 7 Juin - 1:10



Elle a fait 1 mort et 8 blessés
Bombe à la gare routière de Tizi Ouzou

Ce qui est redouté depuis longtemps à Tizi Ouzou a fini malheureusement par se produire hier matin. Une bombe a explosé dans un lieu public et à une heure de grande affluence.
C’était à l'entrée des bus de la gare routière de la ville de Tizi Ouzou, face au commissariat central et à la cour de justice, que la bombe placée dans un sac a explosé vers 10h de la matinée. Un policier en civil, qui n'était pas en fonction, selon des sources crédibles, a été tué sur le coup alors que 2 autres policiers, en faction, et 6 personnes de passage sur cet axe très fréquenté, ont été légèrement blessés dans l'explosion de cette bombe qui aurait été actionnée à distance.
La déflagration a été entendue à des centaines de mètres à la ronde. À l'intérieur de la gare routière qui grouillait de monde à cette heure-ci, la place était à l'affolement. Les citoyens, en proie à la panique, couraient dans tous les sens, tentant de s'éloigner au maximum de ce lieu d’où s'est dégagée quelques secondes auparavant une grosse fumée noire. à l'extérieur aussi, le climat de panique n'a pas tardé à s'installer.
Dans le centre-ville, tout semblait encore normal, si ce n'était ce soudain mouvement de va-et-vient des ambulances et des véhicules de la police qui traversaient l'artère principale à vive allure laissant derrière eux autant de regards curieux que d'interrogations.
Mais, il aura suffi de quelques minutes pour que la nouvelle, truffée de rumeurs, fasse le tour de la ville. C’est alors que tout le monde prenait la direction de la gare routière où la police avait déjà quadrillée tout le périmètre où a eu lieu l'attentat. Alors que les agents de la Police scientifique prenaient des photos et ramassaient les débris de la bombe, les agents de l'ordre tentaient d'empêcher toute cette foule venue, pour certains, par curiosité, et pour d’autres, tenter de se renseigner sur l'identité des victimes, de s'approcher des lieux. “Laissez-moi passer ! Juste pour me renseigner, j'ai mon fils qui devait prendre le bus à 10h”, tentait d'expliquer un homme, visiblement très inquiet, à un policier qui le repoussait en vain. “Quittez les lieux ! Il se pourrait qu'il y ait une autre bombe”, réplique le policier, les traits tirés. Là, une autre rumeur circule : il se pourrait qu'il y ait une autre bombe ! Certains tentent de fuir les lieux pendant que d'autres insistaient pour se renseigner. Place alors à l'anarchie.
Dans cette ambiance de panique, de psychose et de va-et-vient, il n’est pas facile de se frayer un chemin pour accéder au lieu de l'explosion. Mais une fois parvenu, il serait facile, à première vue, de deviner que la bombe n'est pas d'une forte charge. Le lieu de l'explosion est quasi intact.
Aucun dégât matériel n'a été, à vrai dire, enregistré, ni le mur de clôture de la gare routière ni même la loge de surveillance située à peine à 3 mètres du lieu où le sac contenant l'engin explosif a été posé, n'ont été affectés. “On dirait qu'elle était conçue juste pour faire des dégâts humains”, dira un citoyen sur place. Les terroristes, auteurs de cet attentat, ont dû certainement remarquer que les policiers affectés à réguler la circulation au niveau du carrefour de la gare routière, qui fait face au commissariat central, ont pris l’habitude de fuir par moment le soleil tapant dans les périodes de grande chaleur pour se réfugier sous les arbres plantés tout le long du mur servant de clôture à la gare routière. Ce qui laisse supposer que la cible de cet acte était justement ces policiers qui ont fini par être atteints.
Au CHU, les urgences “assiégées”
Au CHU de Tizi Ouzou, dès l'arrivée des premières ambulances, le bloc des urgences a été complètement “assiégé” par des citoyens venus sous le choc se renseigner sur l’identité des victimes. La plupart repartent rassurés de n'avoir pas trouvé un membre de leur famille ou un proche parmi les victimes, mais inquiets par rapport à l'événement lui-même.
L'inquiétude se voit sur tous les visages après cet attentat qui, en plus d'avoir les souvenirs de la décennie noire du terrorisme, fait désormais sentir que le terrorisme est encore présent, non seulement dans les maquis de la wilaya, mais aujourd'hui dans le cœur même de la ville de Tizi Ouzou qu'on croyait avoir été mise à l'abri depuis longtemps. À voir effectivement le déploiement des services de sécurité dans la ville de Tizi Ouzou et sa périphérie ces derniers mois, il serait impossible même d'imaginer ou de suspecter une quelconque présence terroriste à l'intérieur de la ville, mais il aura finalement suffi d'un relâchement et d'une baisse de vigilance, que tout le monde a d'ailleurs remarqués à Tizi Ouzou depuis le lendemain des élections législatives, pour que des groupes terroristes, qui guettent la moindre occasion pour affirmer leur présence, viennent perpétrer des coups à forte portée médiatique et surtout venger leurs éléments éliminés par les forces de sécurité ces dernières semaines dans la région, ils pénètrent dans la ville pour semer la terreur.
Avec l'élimination d'une dizaine de terroristes en l'espace d'un mois, la réaction des groupes du GSPC devait être quelque peu prévisible sachant surtout lorsque I'on sait qu'il est de l'habitude des groupes armés de chercher toujours une manière pour prouver qu'ils ne sont pas affaiblis même après des coups durs portés à leur encontre par les services de sécurité mais curieusement, en dépit de cette équation, tout le dispositif spécial mis en place ces derniers temps a été soudainement levé. Même les contrôles sont devenus quasi rares y compris dans les institutions publiques et les places publiques telles que la gare routière où la vigilance n'est plus de mise ces derniers temps.
Aujourd'hui, la population locale se rend à l'évidence que la ville de Tizi Ouzou n’est pas à l'abri d’une menace terroriste. Ainsi donc est relancée encore une fois la question de l'insécurité dans la région.
Liberté du 07/06/07

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Message par espoir le Sam 9 Juin - 17:43

Le policier tué mercredi à Tizi-Ouzou inhumé
La douleur d’Assi Youcef

Depuis le matin de ce jeudi dernièr ; les trois routes qui mènent à Assi-youcef à partir de Boghni sont les surpeuplées. La route de Mechtras et celle de Ait Mendes sont bloquées à plusieurs endroits à cause des travaux de gaz, d’eau et de caniveaux. Seules celle d’Azaghar, fraîchement revêtue, est quelque peu fluide.
Mais la circulation commence. Les processions de femmes et d’hommes, des jeunes, des vieux vont et viennent, à partir et vers une seule destination, en l’occurrence la demeure familiale du policier victime de l’explosion de la bombe du mercredi 6 juin à Tizi Ouzou. Celle-ci (la demeure) est à Aït Haja, à quelque mètres du chef-lieu de la commune d’Assi-youcef. La population est abattue par cette énième victime du terroriste. en effet, Assi-Youcef a payé un lourd tribut à cette bête immonde. La mine des citoyens est défaites, et le défunt sur toutes les lèvres ; ce jeune homme très réservé et timide que la majorité des gens ignore qu’il a rejoint les rangs de la police y compris ses proches. Beaucoup en effet l’ont appris juste au moment de ce drame.
Vers midi déjà, la route principale Aït Haja.
Vers Mechtras, dans laquelle se trouve le domicile du défunt est gorgé de véhicules de police.
Les automobilistes trouvent toutes les peines du monde pour se frayer un chemin ou encore à garer leur véhicule sur les bords de la route.
Des files interminables de personnes affluent de tous les villages de la commune et même des communes avoisinantes. L’information a circulé aussi vite que les projectiles de cette ignoble bombe.
Et ils sont unanimes à dire qu’à chaque fois, la population, sinon le peuple pousse un ouf de soulagement, croyant que c’est fini, la terreur surgit de nouveau et frappe de plein fouet les innocents et les gardiens du temple de l’honneur, de la liberté et de la paix. La sortie du tunnel n’est décidément pas pour demain. Ainsi les dignes fils de ce beau et vaste pays qu’ils soient civils, policiers, artistes, intellectuels, journalistes, femmes au foyer et que sais-je encore sont partagés, du moins moralement entre le spectre de l’exil ou de la mort abjecte - non pas celle qui nous attend tous un jour, réduisant inévitablement nos énergies et nos espoirs en véritables cauchemars.
A quelques mètres du domicile du défunt, la trentaine à peine entamée, des officiels sont noyés parmi la population et on peut y distinguer le chef de daïra de Boghni parmi un groupe de policiers et autres citoyens.
Tous sont venus accompagner le défunt à sa dernière demeure et partager la douleur et le chagrin de sa famille et ses proches. Si certains viennent jeter l’ultime regard sur leur ami, proche ou concitoyen, d’autres par simple curiosité de tenter de le reconnaître, sachant que beaucoup affirmer ne pas le connaître.
Drapé dans le drapeau national, Saïd semble reconnaître les siens de l’au-delà. Et la mort n’est sans doute pas la disparition du corps, mais celle de la mémoire. Mouloud Mammeri n’a-t-il pas dit : “Yella walbaad illa ulacit, yella walbaad, ulac-it yella”.
Vers 14h00, après le retour de la prière du dhor, comme il est de coutume dans la région, les proches sont priés de s’éloigner et de s’armer de courage et chose qui est faite admirablement. Aucun dépassement n’a été signalér. Des policiers ont enfin levé son corps pour le transporter à quelques centaines de mètres, au cimetière du village. Là, à Tighilt où on peut dominer une grande partie de la commune, les plaines de Timri, ainsi que Mechtras et At Bouaddou, beaucoup de gens et de policiers étaient déjà là depuis un certain moment. Saïd est mis sous terre dans silence qui en dit long et sous les larmes et des regards de milliers de personnes.
Repose en paix Saïd.
DDK du 09/06/07

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