Culture, littérature Kabyle...

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Culture, littérature Kabyle...

Message par espoir le Mer 18 Avr - 19:43

Ici pour parler de tout ce qui touche la culture Kabyle.
Vos dernières lectures, faites les partager aux autres forumistes.
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Re: Culture, littérature Kabyle...

Message par espoir le Jeu 19 Avr - 15:57

Pour écouter la radio BRTV, une radio qui essaye de contribuer au développement de la culture bérbère.
BRTV


Dernière édition par le Dim 8 Juil - 11:12, édité 1 fois
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Re: Culture, littérature Kabyle...

Message par espoir le Ven 20 Avr - 15:22

Voici des liens pour écouter les radios nationales algériennes sur le net:
Chaine 1 Arrow mms://193.194.64.116/chaine1
Chaine 2 Arrow mms://193.194.64.116/chaine2
Chaine 3 Arrow mms://193.194.64.116/chaine3
Radio Elbahdja Arrow mms://80.246.5.162/Elbahdja
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Re: Culture, littérature Kabyle...

Message par idir321 le Ven 20 Avr - 15:50

voici un site très bien fait sur la culture amazigh
bonne visite :
Arrow http://tadukli.free.fr/index.htm
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Re: Culture, littérature Kabyle...

Message par espoir le Sam 21 Avr - 21:40

Takfarinas en concert ce samedi 21 avril à la Bourse du travail de Lyon : Le Printemps berbère en hommage à Ramdane Amazigh
''Tant que Timazighine mettront au jour des Amazighs, notre printemps sera éternel ! ''
Actuellement en studio et en préparation de nombreux concerts, Takfarinas trouve du temps pour la Dépêche de Kabylie et nous accorde une entrevue.
La Dépêche de Kabylie : Takfarinas, vous vous produirez en concert ce samedi dès 19h à la Bourse du travail de Lyon où tout le monde pourra venir vous applaudir. A quelle occasion vous organisez ce spectacle ?
Takfarinas : Bien sûr, c’est un concert dans le cadre du Printemps berbère mais pour tout vous dire, j’ai tenu à nommer ce concert Ramdane Amazigh. Ramdane, que j’ai connu à mon arrivée en France en 1979, nous a récemment quitté. Il était un frère pour moi. Selon moi, il était une bibliothèque de la culture amazigh. Il était l’un des fondateurs de l’Académie berbère et était présent dans le monde amazigh. C’est avec lui et chez lui, je peux le dire, qu’environs 90% des artistes de ma génération se ressourçait. Quand je dis des artistes de ma génération, il s’agit de Matoub, Agraw, Hamidouche, Sofiane…la génération des années 1980. On a perdu l’un des piliers de l’amazighité mais nous ne l’oublierons pas, l’histoire parlera de lui et ce qu’il nous a laissé restera encré dans nos consciences et gravé dans nos cœurs. " Ad yeqqim i lebda ". Que Dieu ait son âme, et je lui dédie ce concert à Lyon ainsi qu’à ses enfants.
Le public de Lyon vous attend depuis environ 7 ans, pourquoi une si longue absence ?
C’est tout simplement dû au fait qu’il n’y ait jamais rien eu de concret. Chaque année l’on m’invite mais ça ne tient pas la route. Je sais que je suis quelqu’un de très exigent que ce soit en matière de promotion d’un concert ou encore en matière de formation musicale. Et il a fallu attendre " le bulldozer " Akfadou Production avec l’association Tagmats pour qu’enfin un super spectacle puisse revoir le jour à Lyon. Par rapport au public que je n’ai pas revu depuis longtemps, je peux lui dire que je suis fier de pouvoir retrouver ma Famille de Lyon. J’ai vraiment hâte d’y être !! Vous vous imaginez, j’ai de la Famille à Lyon, des lyonnais et en traduisant en Kabyle ça donne " izmawen " (rire) ! C’est très fort !
Il s’agit en effet d’un concert avec Akfadou Production et l’association Tagmats, est-ce votre première collaboration ?
Avec Akfadou Production pas du tout ! Je me suis déjà produit avec eux lors de concerts à la Défense dans la banlieue parisienne, ils m’ont dernièrement invité en tant que parrain pour le concert de Mohamed Allaoua et ses amis artistes au Zénith de Paris. Mais je peux dire qu’il s’agira du second gros évènement que nous ferons ensemble. Je suis ravi car, pour une fois, il y aura un grand travail entre frères et de plus en coulisses on pourra parlera en Kabyle c’est géant ! Tout ça avec une production professionnelle, qui plus est, Kabyle c’est génial ! Ca signifie bien qu’on y arrive, on avance, la musique Kabyle évolue chez des producteurs dignes de ce nom. Je suis également fier de la collaboration avec l’association culturelle Tagmats qui porte bien nom.
Quels sont vos sentiments concernant ce concert-évènement ?
Bien…je ne me sens pas du tout inquiet. Je connais le public, le public me connaît et connaît ma musique, je peux dire que ce sera dans une ambiance familiale. Il faut savoir que mon public n’est pas celui d’une chanson ou d’un album mais de 16 albums. Nous, artistes, sommes les parents de la musique, le public est tout simplement la famille de la musique. Je me sens totalement prêt au niveau artistique cependant j’aurai le trac avant de monter sur scène c’est normal, mais la seule chose qui me tracasse c’est ce qui se passe actuellement au Maghreb et plus précisément en Algérie. Oui j’ai peur ! " Tatafegh aabud-iw, ssaramegh ad yefk rebbi talwit i ldzayer, i timuzgha sumata " Inch Allah Paix et Bonheur…
Justement concernant les attentats survenus à Alger, comment avez-vous vécu cela ?
Je suis profondément choqué ! Je tiens à présenter mes plus sincères condoléances aux familles des victimes. J’ai été bouleversé par ce drame qui a touché mon Algérie, notre Algérie ! Cela a réveillé les traumatismes de la décennie noire. Je ne trouve pas de mots pour exprimer mes sentiments à ce sujet… " agh yessar wakal ". Je tiens à dire simplement que je suis entièrement à la disposition de mon pays. Même si j’habite ailleurs, l’Algérie habite mon cœur !
Toujours au sujet de l’Algérie, il s’avère que pour cette année 2007 notre pays a décidé de fêter les cultures arabes. Quel est votre regard par rapport à cette célébration ?
C’est très bien ! Alger la capitale pour fêter les cultures arabes en 2007. Et pourquoi pas ensuite capitale chinoise, grecque ou encore européenne voire de toutes les civilisations du monde. Ce ne sont que des richesses pour mon pays. D’ailleurs au regard de l’histoire, notre pays a été un carrefour de civilisations. Nous avons reçu tout le monde. Mais mon souhait le plus cher est qu’un jour l’Algérie et même l’Afrique du Nord, qui est le berceau des amazighs, soient capitales de la culture berbère ! Il est normal que notre mère, Tamazight, soit reconnue par les siens. Aujourd’hui nous fêtons le printemps berbère dans le monde entier, bien sûr qui n’aime pas le printemps ?! Mais j’ai hâte d’arriver au jour où l’on fêtera la culture amazighe sur sa propre terre, je n’ai pas envi d’attendre jusqu’au 3ème millénaire. Et je suis sûr que cette même terre si elle pouvait nous parler elle le ferait en Tamazight !
Un mot en ce qui concerne le Printemps berbère puisque nous le fêtons actuellement. Qu’est ce qu’il symbolise pour vous ?
Le Printemps berbère porte bien son nom depuis un 20 avril 1980. Même si les berbères existaient depuis la nuit des temps, c’est à ce moment fort que la lumière nous a révélé au grand jour. Je ne vais pas commencer à raconter l’histoire du 20 avril 1980, on en remplirait des journaux. Seulement, vous savez je suis né à Alger et à cette époque quand nous parlions en Kabyle, nous étions très mal vus. Je me souviens très bien, il n’y avait pas un match de football ou un séance de cinéma après laquelle on ne se battait pas. Nous tenions à notre parole Kabyle et eux nous rejetaient. Mais aujourd’hui c’est différent ! Depuis le printemps berbère, nous sommes tous fiers d’être Berbère et plus précisément Kabyle même si l’on ne parle pas la langue. Aujourd’hui, les fleurs ont poussé autour du printemps berbère, des fleurs qui ont leurs racines profondément encrées dans une histoire et dans une vérité. Des fleurs qui nous permettent de ne pas oublier les précurseurs de l’amazighité, ses combattants ainsi que ses victimes. Tant que timazighine mettrons au jour des amazighs, notre printemps sera éternel !
Pour en revenir à la scène, on qualifie Takfarinas comme un artiste débordant d’énergie, un semeur d’ambiance. Qu’en sera-t-il à Lyon ?
Il me semble que je n’ai pas changé (rire) ! Il y aura de la bonne musique. Tout d’abord, de la musique pour la tête afin de réfléchir, d’interpeller les consciences mais aussi pour le cœur avec des morceaux plus sentimentaux. Une musique qui fera pleurer de tristesse ou de joie, qui fera une place à la nostalgie. Celle qui fera vibrer les cœurs et les corps… Bref un peu de tout. Vous savez ma musique fait une grande place à toutes sortes de thèmes. Je chante la vie et dans le vie que trouve t-on ? L’amour, le rêve, l’espoir, l’engagement revendicatif, la réalité… J’espère juste que ce sera un moment inoubliable pour tous.
Lors de ce concert, vous avez tenu à consacrer une première partie à de nouveaux talents comme qui dirait pour leur donner un coup de pouce. Pourquoi cela vous semble t-il si important ?
C’est normal ! Si je ne leur donne pas un coup de pouce qui le fera ? C’est un devoir qui m’incombe. Pourvu qu’il y ait encore et encore de nouveaux talents ! J’ai déjà parrainé des artistes et je continuerai à le faire. Il y a une relève avec une nouvelle tendance musicale et personnalité, avec des looks nouveaux et j’en suis fier.
Pour en venir à vos albums, que pensez-vous de la réception de l’album " Honneur aux Dames " auprès du public ?
Avec " Tajmilt i tlawin " j’ai tenu à donner le meilleur de moi-même, j’y ai mis mes tripes !
Beaucoup d’années de préparations, 2 ans rien que pour l’enregistrement. Il fallait choisir les meilleurs musiciens, les meilleures compositions… Bref, au point à en devenir malade ! Après, cet opus a bien trouvé sa place de manière internationale. Par rapport à mon public amazigh, je les ai emmené ailleurs, je leur ai apporté un souffle nouveau. J’ai mis la musique Kabyle à jour voire peut-être même en avance ?! Mais ça ne date pas d’aujourd’hui ! Regardez mes albums d’il y a 10 ans sont encore d’actualité ! Je pense que " Honneur aux dames " à encore du chemin et quand on y rentre on en sort pas, il ne s’agit pas uniquement d’un coup de foudre.

Toujours en ce qui concerne votre actualité musicale, j’ai entendu parler d’un album en préparation. Pouvez-vous nous en dire un peu plus ?
En effet, je suis en plein dedans. Je viens de sortir du studio pour pouvoir répondre à vos questions (sourire). Je suis actuellement à fond dans mes chansons, à fond dans ma musique. Je peux déjà vous dire que ce sera un album avec beaucoup de chansons chaâbi contrairement à mes précédents albums où je consacrai un voire deux titres chaâbi. C’était le souhait du public, j’ai tenu à respecter sa volonté. D’autant plus que je tiens ma formation musicale d’une école chaâbi.
Quand on sort de cette école, je peux vous dire que l’on peut jouer sur tous les genres musicaux du monde ! Il est juste normal que je fasse le nécessaire pour développer ce grand style musical qu’est le chaâbi. J’espère juste apporter du nouveau, une fraîcheur avec de nouvelles compositions musicales et thématiques mais il y aura toujours la griffe de Takfarinas…

Quand prévoyez-vous la sortie ?
Quand j’aurai terminé, je penserai à la sortie. Je compte prendre, pour la première fois de ma vie, tout le temps nécessaire pour faire un album digne de ce nom. Je ne veux pas travailler dans un temps limité par une date de sortie. Quand il sera prêt, je songerai à la date.
Et votre tournée en Algérie, qu’en est-il alors ?
Elle était programmé pour 2005, mais l’on ma dit que ce serait mieux pour 2006. J’ai effectué de nombreux voyages en Algérie durant 8 mois. J’ai été royalement reçu par les autorités que j’avais sollicitées. J’en suis extrêmement ravi d’ailleurs. Tout le monde a signé mon projet qui était, je le reconnais, un dossier très lourd. Mais je voulais le meilleur pour l’Algérie car elle a besoin de ses enfants pour ça. Je remercie Mme la ministre de la culture algérienne, la télévision algérienne représenté par son PDG ainsi que le PDG de la NEP qui devait se charger de la communication et le PDG de l’ONCI chargé de l’organisation de la tournée. Mais cela n’a pas pu se faire dès lors que la promotion et la vente des billets devaient s’effectuer le 1er mai 2006 alors que les négociations se sont achevées le 25 mai. Et il fallait au moins 6 mois pour la phase sponsoring et j’avais ma tournée aux Etats-Unis qui était prévu en juin. Pour toutes ses raisons, j’ai préféré reporter la tournée, et pourquoi pas l’entamer dès la sortie de mon nouvel album. Inch Allah, je garde espoir.
Takfarinas, un mot de la fin pour votre public et en ce qui concerne vos projets ?
Vous savez, je suis né en Algérie, je vis en France, mon identité c’est ma musique et mon pays c’est la planète Terre ! Ce que je veux dire par là, c’est que ce samedi 21 avril je me produirai à la Bourse du Travail de Lyon, mais que le 18 mai je serai à San Fransisco, le 2 juin au Canada et je reviendrai en Europe pour d’autres concerts. Mon public est donc dans le monde entier ! Mais j’irai beau chanter sur la Lune et faire des concerts magnifiques, mon souhait le plus cher c’est de retourner chanter en Algérie. De redonner du plaisir, du bonheur à mon public d’Algérie. Leur donner de belles émotions par le biais de ma musique car vous savez la musique est une clé qui ouvre toutes les portes du bonheur. J’attends qu’elle me rouvre celles des scènes de l’Algérie pour y faire des concerts grandioses à l’image de mon pays. Notre culture est grande et constamment l’on fait appel aux élites pour revenir en Algérie afin de lui donner le meilleur et construire une belle Algérie. Moi, je veux apporter ma pierre à l’édifice avec ma musique. Je suis très optimiste. Nous avons été élus par ce public, il ne s’est pas trompé car on a réussit dans le monde entier et inch Allah on réussira en Algérie. Rendons juste à César euh…à l’Algérie ce qui lui appartient. Je pense que le peuple mérite vraiment le meilleur car c’est un grand peuple! Et enfin, j’en suis fier que la Yal musique soit reçue dans le monde entier par mille mains… Merci !
DDK 21/04/07
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Re: Culture, littérature Kabyle...

Message par espoir le Lun 14 Mai - 14:06

Arrow Radio Web 100% Kabyle
et tu choisis (sélectionne) la radio la radio 100% Kabyle
Bonne écoute


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Re: Culture, littérature Kabyle...

Message par espoir le Sam 2 Juin - 23:56


Massa Bouchafa nous parle de son nouvel album
''Il faut apprendre à rénover tout en gardant son style personnel''


C’est dans leur bel appartement situé à Saint-Ouen (Seine Saint-Denis) que le couple Bouchafa et ses deux enfants Amazigh et Tilelli nous ont accueilli.
La rencontre avec cette famille harmonieusement sympathique était aussi savoureuse que le «Seksou Setgheddiwt» à l’huile d’olive du pays que Massa nous a préparé à l’occasion. C’est autour du nouvel album de Massa, sorti dernièrement sur le marché algérien et prochainement en France, que la discussion s’est portée et c’est avec franchise et un sourire sincère que notre chanteuse coqueluche a bien voulu répondre à nos questions.

La Dépêche de Kabylie : Azoul à Massa, à quoi est due cette absence de deux années et demi ?
Massa Bouchafa : Azoul fellak, vous savez, c’est depuis des années que je chante et je ne m’arrête pas de faire des concerts, galas et fêtes familiales ici en France et en Algérie. Je me suis beaucoup consacrée à mon art mais depuis le dernier album Ammoukhelkhal sorti en 2005, j’ai pris la décision de me reposer un peu pour prendre un petit recul mais aussi bien voir ce qui se passe sur scène d’autant plus que ce dernier produit n’a pas tenu ses promesses et n’a pas très bien marché. C’est là qu’on a pris un peu de temps libre avec M’hend en se posant des questions sur les raisons de l’échec.
Justement quelles en sont les raisons ?
C’est un album qu’on a préparé avec beaucoup de précipitations, on avait la tête beaucoup plus dans les tournées, assez nombreuses, que dans le travail de studio et malgré la pertinence des sujets des chansons et la beauté des musiques, on n’a pas pu mettre en œuvre tout ça et le résultat : l’album est passé à côté. Ce sont des choses qui arrivent dans ce métier.
Est-ce que le manque de temps et de concentration sont les seules raisons ?
Non , il y a également d’autres facteurs externes qui ont contribué.
C’est quoi ces facteurs externes ?
On a compris avec M’hend que la chanson kabyle a beaucoup évolué ces derniers temps avec cette nouvelle vague de chanteurs, de musiciens et d’arrangeurs. Un grand changement s’est produit et une autre chanson, plus tendance, aimée par les jeunes et les moins jeunes, est née. On estime aujourd’hui que le seul moyen d’avancer, est de mettre à jour mon travail sur le plan arrangement, instrumentation et mélodie.
Voulez-vous dire que vous allez changer de style ?
Non, mon style reste le même, il fait partie de ma personnalité artistique mais, vous savez bien que dans ce domaine celui qui n’avance pas recule et nous, on a décidé d’avancer, d’ailleurs, on l’a toujours fait . Il faut apprendre à rénover que se soit sur le plan thématique ou mélodique mais tout en gardant son timbre et son style personnel chose qu’on a essayé de concrétiser dans ce nouvel album.
Dans quelles conditions avez-vous préparé cette nouvelle œuvre ?
Le peu de succès qu’a eu l’album précédent nous a apporté beaucoup d’enseignements car c’est là qu’on a commencé à réfléchir, à songer à opter pour une nouvelle méthode de travail plus efficace et plus actuelle avec l’apport de nouveaux artistes compositeurs.
Pouvez-vous nous parler un peu plus de ce nouveau compositeur ?
Il est vrai que cette fois-ci , en plus des compositions de mon mari et moi, on a fait appel à Mourad, mon beau-frère, un excellent auteur-compositeur qui a collaboré avec quatre chansons sur les huit.
Comment cette idée de travailler avec Mourad vous est-elle venue ?
Non seulement, il est un très bon auteur et compositeur mais il possède une bonne oreille musicale et suis bien l’actualité, vivant en Kabylie et travaillant dans la vente de disques, il est tout proche du public donc jouit d’une bonne connaissance des nouveaux goûts des jeunes, il baigne bien dans cette nouvelle vague artistique. En dépit de son jeune âge et son manque d’expérience, on lui a fait totalement confiance et je crois qu’il la mérite bien car des fois à force de murir dans ce métier, je trouve que donner une chance aux jeunes fait aussi partie de notre mission artistique, seul moyen de garantir une bonne relève. J’avoue qu’avec Mourad, j’ai épousé facilement ce nouveau courant musical.
L’enregistrement s’est-il fait en Algérie ou en France ?
J’ai commencé avec une maquette enregistrée ici en France avec mes musiciens Hakim, Nabil, Zaheir et Mourad, puis je l’ai retravaillé avec d’autres musiciens d’Algérie notamment le groupe de Malik Ait Yakoub pour obtenir enfin un travail final mixte avec les deux touches différentes mais le mastering final a été “bouclé” ici en France .
De quoi traite ce nouvel album ?
Il traite de sujets variés ; amour (Xatixati, je ne voulais que toi, laahed), la joie de faire la fête (Elferhiw) il y a aussi du social ( Acughar alvavour ) une chanson qui parle du mal-être des jeunes du pays qui veulent partir coûte que coûte et quitter le pays mais pour lesquels les portes sont fermées, sans oublier de rendre hommage aux martyrs du Printemps noir (si Bgayet ar Tizi-ouzou) et à la femme kabyle (Taqvaylit). Ce sont des chansons aux rythmes multiples de tous les coins d’Algérie folklore, aalaoui, staïfi.
Il y aura sûrement une campagne de promotion pour cet album ?
Effectivement, on est en train de se préparer pour une longue tournée qui débutera en Algérie à partir de ce mois de juillet avec des concerts et des galas, ensuite on reviendra en France à la rentrée. Actuellement et après le succès qu’ont eu mes deux galas à l’Espace Neuilly et à la salle de BRTV les 6 et 27 mai, je suis à pieds d’œuvre avec mes musiciens pour la perfection des chansons. De se côté, mon mari s’occupe de la promotion de l’album à travers la réservation des salles, l’organisation d’émissions télévisée et radio que ce soit en Algérie ou en France et pourquoi pas participer à des festivals ou autres évènements culturels.
Y a-t-il un tournage de clip spécialement pour cet album?
Oui, on a commencé à tourner un clip en Kabylie, et comme mon public aime bien ça. Il sera bien rythmé pour le danse. Une sortie de DVD est aussi en projet pour 2008.
Vous voulez peut-être dédier cet album à quelqu'un ?
Oui évidemment, je voudrais bien remercier tous ceux et celles qui ont contribué à la réussite de ce travail surtout Mourad et Saïd Bouchafa, mes musiciens d’Algérie et de France, sans oublier mes fans qui m’encouragent toujours.
DDK du 03/06/07

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Re: Culture, littérature Kabyle...

Message par espoir le Sam 28 Aoû - 3:16


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