Un mandat d'arrêt contre MAMI

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Un mandat d'arrêt contre MAMI

Message par espoir le Ven 18 Mai - 17:32

Violences
Mandat d'arrêt international contre Cheb Mami

LA CHAISE est restée vide. Lundi, à Bobigny, la juge d'instruction Herlant a organisé une confrontation entre les protagonistes, auteurs et victime, de l'affaire dans laquelle une ancienne compagne de Cheb Mami accuse le chanteur d'avoir organisé son avortement sauvage. Mais le célèbre artiste, âgé de 40 ans, n'est pas venu. Mis en examen pour « violence volontaire, séquestration et menaces », il avait été remis en liberté en février après quatre mois d'incarcération contre le paiement d'une caution de 200 000 € et la remise de ses deux passeports. Cheb Mami en a profité pour quitter la France. Constatant son absence, la magistrate a lancé un mandat d'arrêt international contre le chanteur qui se trouve en Algérie. Selon les premières vérifications, le suspect est parti lors des vacances de Pâques. Rejoignant d'abord l'Espagne, il a embarqué à bord d'un bateau pour l'Algérie muni d'un passeport périmé. « Compte tenu de sa proximité avec le pouvoir, ce détail ne lui a pas posé problème une fois arrivé de l'autre côté de la Méditerranée », relève une source proche du dossier. Aucun accord d'extradition n'existe entre la France et l'Algérie. Là-bas, Cheb Mami, de son vrai nom Mohamed Khelifati, ne risque donc rien, mais cette fuite compromet sa carrière artistique. Impossible désormais pour lui de remettre les pieds dans l'Hexagone sans être de nouveau placé en détention. Les quatre mois passés en prison par le chanteur avaient été marqués par les multiples visites amicales des représentants de l'ambassade de son pays, lui assurant le total soutien de son ami, le président algérien Abdelaziz Bouteflika. Les faits dont le chanteur est accusé sont accablants. Avec son manageur Michel Levy, également poursuivi dans le dossier ainsi qu'un troisième complice, il a organisé un véritable guet-apens pour obliger Camille* à avorter de son enfant. Cette photographe a ainsi été invitée en Algérie pour photographier des artistes nationaux. « Tu as fait une faute » Un intermédiaire l'accueille le 28 août 2005 à l'aéroport d'Alger, la conduit dans un premier lieu où il lui fait boire du jus d'orange dans lequel ont été dissous plusieurs « médicaments ». « J'ai commencé à me sentir engourdie, j'avais du mal à parler », a raconté Camille aux policiers. Elle veut rejoindre une amie, mais lorsqu'elle ressort de la pièce pour prendre un taxi, elle tombe nez à nez avec un ami de Cheb Mami qui la conduit dans la villa de l'artiste. Il lui dit alors : « Tu as fait une faute. » Elle est allongée sur un matelas, deux femmes lui baissent son pantalon. « Je me disais : Mais qu'est-ce qu'ils me font ? a-t-elle expliqué. Ils m'ont piquée trois fois sur les fesses, j'étais sur le dos, l'une des femmes était à califourchon sur moi, elle me pressait le ventre très fortement tandis que l'autre essayait d'extraire le foetus. » Dans la pièce, il y a du sang partout. Les femmes s'arrêtent, pensant avoir réussi « l'opération ». Camille est reconduite dans son bungalow au petit matin. A son retour en France, un médecin assure que le bébé est en bonne santé. Alors qu'elle détaille ces violences aux policiers le 21 novembre 2005, le téléphone de Camille sonne. C'est Cheb Mami. La conversation est retranscrite par l'officier. Lorsque la victime lui dit être toujours enceinte, ce dernier hurle : « Le sang je l'ai vu, j'étais là, j'ai vu le liquide sortir, t'as plus de bébé ! » Une confidence qui prouverait la présence de Cheb Mami dans sa villa cette nuit-là, comme l'a également révélé son producteur. Le chanteur assure pourtant qu'il se trouvait à Oran. La fille de Camille est née, en bonne santé, le 4 mars 2006. * Le prénom a été modifié.
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Re: Un mandat d'arrêt contre MAMI

Message par espoir le Ven 18 Mai - 17:35

Vu qu'il n'y a aucun accord d'extradition entre les deux pays, et les relations étroites entre MAMI est le pouvoir Algérien, il ne risque rien. Mais sa carrière internationale est à mettre entre parenthèse. S'il se trouve dans un pays lié avec la France par des accords d'extradition, c'est la taule pour lui.
Franchement, son dossier est indéfendable, on va voir ce que fera le nouveau président qui fait des violences de femmes sa cause (pardon Cécilia).

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Re: Un mandat d'arrêt contre MAMI

Message par espoir le Lun 21 Mai - 14:39


Est ce le début de la fin pour le prince du RAI?
Le prince du RAI fait objet d'un mandat d'arrêt international, lancé à son encontre par le tribunal de Bobigny (nord du paris), dans une affaire pour le moins scabreuse. L'enfant terrible de SAIDA est accusé par son ex compagne d'une tentative d'avortement dont elle a fait l'objet. Les faits remontent à l'été 2005, où cette femme a été invitée en Algérie pour faire "un reportage photo". Mais les intentions de MAMI étaient toutes autres, cette invitation servait en fait, comme excuse pour faire disparaitre le foetus. Mais l'opération s'est soldée par un échec pour le chanteur Algérien. Car malgré l'effort de deux dames appliquées, la femme est son foetus sont sortis indemne. De retour en France, cette femme avait déposé plainte auprès du procureur de la république, près du tribunal de Bobogny. Et en Novembre passé si ma mémoire est bonne, MAMI a été arrêté à sa descente d'avion à Paris, lui qui venait pour lancer la compagne de promotion de son nouvel album.
MAMI a été maintenu en détention préventive pendant quatre mois, avant que le tribunal ne décide de le mettre en liberté surveillée suite au paiement d'une caution qui s'élève à 200 000 €. Une somme que certains n'hésite pas à dire qu'elle a été payée par le gouvernement algérien, via son ambassade à Paris.
Ensuite, le chanteur natif de SAIDA, avait quitté l'hexagone pour aller en Espagne. De la, il a embarqué d'Aliconte, dans un bateau algérien avec un passeport périmé (étant donné que le sien a été confisqué par la justice française). Et vu ses rapports étroits avec le pouvoir de Bouteflika, l'embarcation ne lui a posé aucun problème.
Ce qu'avait fait MAMI est inexcusable et répréhensible par la morale. Si ce n'était pas lui le père du foetus, et qu'il s'est fait chanter par cette dame, alors il n'avait qu'à demander un test de paternité. Sinon, il n'avait qu'à assumer sa responsabilité et payer une pension alimentaire à son enfant.
Et le pouvoir Algérien, mafieux, criminel, régionaliste vient de se distinguer par son immoralité une nouvelle fois avec la caution qu'il vient de payer au chanteur du RAI. MAMI n'avait pas besoin d'une aide pour payer sa caution.
Enfin, on peut dire que la carrière de l'auteur "douha 3aliya el policia" est à mettre en parenthèse pour ne pas dire plus. Car, il lui impossible de quitter le territoire national avec ce mandat d'arrêt aux basques.

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Re: Un mandat d'arrêt contre MAMI

Message par idir321 le Lun 21 Mai - 15:00

les vedettes de la génération actuelle, sont à l'image de la société, des voyoux, mal éduqués et que ne peuvent pas de donner un bon exemple à une jeunesse déjà sans repères ... le temps des El-Hadj El-Anka, Dahmane El-Harrachi, Slimane Azem et autres est déjà derrière nous ...
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Re: Un mandat d'arrêt contre MAMI

Message par espoir le Lun 21 Mai - 15:20

idir321 a écrit:les vedettes de la génération actuelle, sont à l'image de la société, des voyoux, mal éduqués et que ne peuvent pas de donner un bon exemple à une jeunesse déjà sans repères ... le temps des El-Hadj El-Anka, Dahmane El-Harrachi, Slimane Azem et autres est déjà derrière nous ...
En parlant des valeurs et l'immoralité de la majorité de nos chanteurs. Je vous invite à voir cette vidéo de Khaled qui lance une fetwa sur l'alcool.
http://www.dailymotion.com/video/x1x7kz_la-fetwa-de-khaled

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Re: Un mandat d'arrêt contre MAMI

Message par idir321 le Lun 21 Mai - 15:48

espoir a écrit:
idir321 a écrit:les vedettes de la génération actuelle, sont à l'image de la société, des voyoux, mal éduqués et que ne peuvent pas de donner un bon exemple à une jeunesse déjà sans repères ... le temps des El-Hadj El-Anka, Dahmane El-Harrachi, Slimane Azem et autres est déjà derrière nous ...
En parlant des valeurs et l'immoralité de la majorité de nos chanteurs. Je vous invite à voir cette vidéo de Khaled qui lance une fetwa sur l'alcool.
http://www.dailymotion.com/video/x1x7kz_la-fetwa-de-khaled

c'est un aghyoul au sens propre du terme, il parle du couran sans le connaitre, SOURATE EL MAAIDA est claire la dessus ... mais y a pas que lui qui nous sort des fatwa comme ça, il y a même des institutions hautement reconnus qui nous donnent des Fatwa qui font fuire les gens ... Que dieu nous aide à rester dans le droit chemin et qu'il eloigne des gens comme ça de notre vie quotidienne.
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Re: Un mandat d'arrêt contre MAMI

Message par nassim le Lun 21 Mai - 20:28

eh oui Khaled aghyoul, wallah dhaghyoul

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Re: Un mandat d'arrêt contre MAMI

Message par espoir le Lun 4 Juin - 23:34

Cheb Mami : ” On veut me nuire…”
Cheb Mami s'en prend à la justice, aux journaux et aux médias français. Il dit avoir été victime d'un chantage et d'un acharnement. Pour lui, derrière cette affaire, c'est la star arabe qu'est Mami qui est ciblée. Il revient sur les accusations à son encontre, il donne sa version des faits et raconte ce qu'il a enduré dans la prison de
la Santé de Paris.

Le Quotidien d'Oran: Pourquoi Mami a-t-il décidé enfin de rompre le silence ?
Mami: Parce que je commence à faire l'objet d'un acharnement médiatique hystérique qui va en grandissant. Les journaux et les médias français font de mon affaire de droit commun, une affaire d'Etat. Il y a une volonté manifeste de nuire à mon image en salissant ma personne. Non pas parce que je suis une star, mais parce que je suis une star arabe. Et là est toute la différence. Presque chaque jour, je me retrouve à
la Une d'un journal ou d'un magazine français: je vois ou on m'apprend qu'on a parlé de moi aux infos de telle ou telle chaîne ou dans une émission spéciale.
Et on parle de moi comme d'un trafiquant international de drogue, comme d'un tueur en série en fuite. C'est un acharnement quasi orchestré des médias français et européens contre Cheb Mami. Plus exactement, contre un nom célèbre arabe. Partout dans le monde, il y a un principe sacro-saint du secret de l'instruction. Et aujourd'hui, je suis étonné de voir qu'en France, l'Etat du droit et de la liberté, mon affaire est étalée sur tous les médias. L'instruction, le débat ont franchi les murs du tribunal pour aller dans la rue. Et les faits relayés par la presse sont pour beaucoup de l'intox. Il y a une volonté on ne peut plus claire de nuire à ma personne. C'est pourquoi j'ai décidé de réagir pour rétablir un tant soit peu la vérité.

Q.O: Vous êtes sous le coup d'un mandat d'arrêt international émis par le tribunal de Bobigny, près de Paris, le 14 mai dernier, pour non-présentation à une convocation de justice dans le cadre de l'instruction sur les faits qui vous sont reprochés. Pour quels motifs vous ne vous êtes pas présenté devant la juge d'instruction ?
Mami: Ce n'est pas vrai, il n'y a jamais eu un mandat d'arrêt international contre moi. Dans l'après-midi du 14 mai, le jour de mon audition par la juge d'instruction près le tribunal de Bobigny, celle-ci n'a pas eu lieu car tout simplement la convocation en question ne m'a pas été notifiée. Mon manager, Michel Lévy, a animé un point de presse en France pour annoncer qu'un mandat d'arrêt international a été lancé contre Cheb Mami qui ne s'était pas présenté devant la juge d'instruction. C'est incroyable ! C'est incroyable, la vitesse avec laquelle la justice française a émis ce mandat d'arrêt international contre moi. Alors, l'accusé de droit commun ne se présente pas le matin, l'après-midi un mandat d'arrêt international est lancé contre lui et diffusé dans les quatre coins de la planète. Les médias et les organes de presse qui ont diffusé l'information, plutôt le scoop, et ceux qui l'ont relayés ensuite, ont eu pour seule source d'information le manager de l'accusé, qui est lui-même co-accusé dans la même affaire. Et tous, ils ont cité « une source proche du dossier ».
Autre information erronée et malintentionnée rapportée par la presse française, mon placement sous contrôle judiciaire. J'ai été, en février dernier, remis en liberté provisoire après 3 mois et demi d'incarcération, et ce après avoir versé une caution. Je dis bien liberté provisoire et non contrôle judiciaire. Car je n'étais pas astreint à me présenter régulièrement devant la justice. Dans mon esprit, je croyais que l'instruction avait été bouclée au terme de 3 mois et demi d'incarcération au quartier VIP de la prison de
la Santé à Paris, période tout au long de laquelle j'étais régulièrement auditionné par le magistrat instructeur avec une série de procédures et de confrontations. Donc, quand j'ai été relâché, je croyais que toutes les procédures d'instruction étaient closes et, du coup, j'attendais la date du renvoi de l'affaire et j'étais disposé à me présenter devant le tribunal pour être jugé le jour J. Mais il fallait entre-temps que je rentre au pays pour voir ma vielle mère, 87 ans, qui était grièvement malade et déprimée. Il fallait à tout prix que je la voie car j'avais très peur qu'il ne lui arrive quelque chose à cause de moi, ou pire qu'elle décède sans que je la voie. Si par malheur une telle chose était survenue, je ne me pardonnerais jamais. J'aurais ça sur la conscience jusqu'à la mort. Alors, je suis revenu au pays en passant par Alicante avec l'intention de retourner en France le jour du jugement… Quelques jours plus tard, j'apprends avec stupéfaction que j'étais un fugitif activement recherché par les autorités françaises… Je n'ai pas fui la justice, j'ai fui l'injustice. J'ai fui la justice à deux vitesses, celle qui décerne facilement et hâtivement un mandat de dépôt contre un présumé accusé arabe et le condamne à la prison ferme, comme ça été le cas de Sami Nassiri, mais qui, en parallèle, laisse en liberté provisoire l'accusé s'il est Français et ne condamne qu'à la prison avec sursis quelqu'un qui a violé une fille de 14 ans.

Q.O: Vous êtes poursuivi pour «violence volontaire, séquestration et menace» sur une ex-compagne pour la tendre au retrait de plainte, mais vous avez toujours clamé votre innocence. Quelle est la vérité dans tout ça ?
Mami: Mon erreur, peut-être la plus grosse erreur de ma vie, c'est d'avoir suivi le mauvais conseil de mon manager juif, Michel Lévy. C'est lui la cause de tous mes ennuis. Je ne nie pas avoir eu un rapport sexuel avec la plaignante (Isabelle Simon, une photographe de presse spécialisée dans le raï, française d'origine juive). Cela s'est passé une fois lors d'une rencontre occasionnelle. Mais elle m'a trompé en ce sens qu'elle aurait volontairement omis de prendre les mesures contraceptives comme convenu. Quelques mois après, elle a commencé à me faire sans cesse du chantage, me demandant de l'argent, sinon elle déposerait plainte. Déprimé, j'ai commis la plus grande bêtise de ma vie d'écouter le conseil de mon manager. Vous savez, quand on est déprimé, on devient une proie facile des mauvais conseilleurs. Alors, il y a eu cette journée où dans une maison à Alger, en présence du manager et de deux médecins, il y a eu ce curetage. Ces deux médecins ont fait dernièrement l'objet de recherches pour arrestation par commission rogatoire mais sans réussite. Mais c'était heureusement un acte sans conséquence puisque, revenue en France, la jeune femme a constaté la viabilité du foetus et a décidé de garder l'enfant, une fille, qui serait aujourd'hui âgée de neuf mois. Loin de renoncer, cette femme n'a pas lâché. Et dès son retour en France, elle a commencé de nouveau à me faire du chantage, me réclamant de l'argent contre son silence quant à l'histoire de la tentative d'avortement. J'ai alors enfin compris la finalité de son plan diabolique qu'elle a minutieusement exécuté de bout en bout: l'argent, et seulement l'argent. Elle ne s'est pas contentée de me soutirer une somme de 15.000 euros, elle voulait plus, toujours plus. La presse française parle en fait du montant de 5.000 euros qui est porté sur un papier, une sorte de quitus de transaction que mon manager a fait signer à cette femme quand il lui a remis l'argent, document qui a été d'ailleurs remis à la justice française. Or, on ne parle jamais des 10.000 euros que cette femme m'a pris par le chantage à maintes reprises, et ce par le biais de mon manager. Preuve que cette femme m'a tendu un piège, elle n'a déposé plainte qu'un an après les faits, soit en été 2006, auprès des autorité françaises, alors que le bon sens veut qu'elle dépose plainte le lendemain des faits ou au plus tard quelques jours ou semaines après devant le commissariat le plus proche à Alger… Depuis le dépôt de plainte et jusqu'à l'enquête judiciaire, la femme a toujours déclaré que je n'étais pas présent lors de la tentative d'avortement.
Je lui ai même proposé de se faire avorter avec son consentement et à mes frais dans une clinique, mais elle s'est rétractée sous prétexte que la clinique ne lui a pas plu. Ce n'est pas l'Arabe ni le présumé enfant de l'Arabe qui intéressait cette femme, mais l'argent de l'Arabe. D'ailleurs, elle a eu un antécédent avec un chanteur de raï algérien ou son frère, presque les mêmes faits: une petite aventure, elle tombe enceinte, chantage: argent contre silence… et la victime est prise dans la toile d'araignée.

Q.O: Un bruit court ailleurs qui veut faire croire que si Cheb Mami a réussi du moins provisoirement à sortir de France, c'est parce qu'il a des appuis et dispose d'une protection et que c'est un proche de Bouteflika. Qu'avez-vous à dire à ce sujet ?
Mami: Abdelaziz Bouteflika est l'ami de tous les Algériens. Je ne suis pas son ami personnel, d'ailleurs on n'est pas du même âge (sourire de Mami). Il est vrai, c'est connu par tous, j'ai soutenu Bouteflika dans sa campagne et son programme, ce que je continuerai à faire toujours. Ceux qui font cette analyse qui n'en est pas sont ceux-là mêmes qui veulent ternir l'image du grand chanteur algérien qu'est Cheb Mami. Ne se contentant pas de criminaliser outre mesure de simples faits délictueux qui encore sont fort contestés et non établis et pour de sombres desseins, veulent aussi politiser mon affaire… Qu'ils aboient jour et nuit ! Ils ne seront écoutés par personne.
Q.O: Peut-on comprendre que Mami n'a pas ou n'a plus confiance en la justice française ?
Mami: Oui, effectivement, je le dis franchement, sans détour ni contrainte: je n'ai plus confiance en la justice française. Le 25 octobre 2006, lors de ma présentation devant la juge d'instruction près le tribunal de Bobigny, en présence de mes deux avocats, on n'a pas pris beaucoup de temps pour décerner un mandat d'arrêt contre moi en dépit du fait que je présente toutes les garanties de représentation. Depuis plusieurs années, je fais un va-et-vient régulier entre l'Algérie et
la France où je possède plusieurs biens, notamment à Paris. Mes conseils ont beau avoir mis en avant des garanties que je me tiendrais entièrement à la disposition de la justice française pour la suite de l'enquête, leurs arguments n'ont pas été tenus en compte et la juge m'a mis en taule.
La prison, c'est un souvenir très douloureux. J'étais avec des détenus condamnés à de lourdes peines, qui pour crimes et viols, qui pour trafic de drogue, qui pour blanchiment d'argent… Et j'étais parmi eux, le môme… Je me souviens quand j'étais fraîchement détenu, un codétenu m'a dit qu'il était condamné pour 30 ans. Alors, croyez-moi, j'ai prié Dieu que je sois condamné seulement à 10 ans ! C'est horrible ce que j'ai vécu dans cette prison, vous ne pouvez pas imaginer. Ils ont réussi leur coup, bravo ! Ils m'ont mis sous mandat de dépôt, du coup mes 30 ans de carrière sont foutus en l'air. Le jour de mon incarcération, mon dernier album Layali venait juste de sortir. A mon entrée en prison, j'étais sur toutes les langues, on me saluait en me disant « Kech album ? ». Ils m'ont traité comme un vulgaire voyou.
Aujourd'hui, el-hamdoulah je suis dans mon pays. J'ai confiance en la justice de mon pays et je me tiendrais à son entière disposition si elle décidait de me juger. En plus du préjudice moral, un préjudice matériel énorme m'a été porté. Par exemple, mon dernier album Layali que j'avais enregistré en Egypte a été retiré faute de promotion car j'étais en prison. Le jour même de mon emprisonnement, le 25 octobre 2006, j'avais un concert à Marseille et un autre quelques jours plus tard à Oslo. J'avais en outre plein d'engagements avec des maisons d'édition, des organisateurs de concerts et de galas, je ne citerais pour l'exemple que le dernier contrat que j'avais signé avec TF1 à Marrakech pour une émission télévisée de fin d'année. Figurez-vous, la justice française m'a collé même une accusation fictive: trouble à l'ordre public.

Q.O: Une fois la tempête passée, Cheb Mami compte-t-il remonter sur scène ?
Mami: Oui, je compte le faire inchaallah. Mais pour être franc, je n'ai pas du tout le moral maintenant, je suis déprimé. Ils m'ont brisé. Sur scène, le chanteur joue, amuse, vit et fait vivre, plus qu'il ne chante.
Le Quotidien d'Oran du 04/06/07

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Re: Un mandat d'arrêt contre MAMI

Message par espoir le Mar 19 Juin - 2:07

Une communication téléphonique piège le chanteur
La preuve qui accable Mami

Depuis sa fuite vers l'Algérie en violation des conditions de sa remise en liberté, cheb Mami ne cesse de chercher des boucs émissaires à sa chute qui semble désormais inéluctable. Pourvu qu'elle n'entraîne pas tout le raï!
Innocent comme il le prétend, il n'aurait jamais pris le risque de se soustraire au contrôle judiciaire. La maladie de sa vieille mère (que Dieu lui prête longue vie) n'est pas l'argument qui va lui permettre de sauver sa carrière. Il aurait bien pu lui rendre visite en demandant au juge d'instruction une autorisation de quitter le territoire français. Ses avocats attestent d'ailleurs que la juge chargée de son dossier était disposée à lui délivrer le document. En vérité, Mami est parfaitement conscient de ses responsabilités. Jusque-là, il s'est contenté de reconnaître l'évidence, à savoir la paternité. Comment aurait-il pu la nier face à l'imparable preuve par l'ADN ? En revanche, il affirme ignorer tout de la tentative de faire avorter la photographe avec laquelle il a eu la liaison fatale. Là aussi, il y a une preuve qu'il lui sera difficile de démonter. D'où peut-être sa décision de quitter la France. Il s'agit de l'enregistrement d'une conversation téléphonique entre lui et la photographe après le retour de cette dernière d'Alger. Appelée par Mami sur son téléphone portable, Isabelle Simon lui a répondu que la tentative d'avortement avait échoué et que le fœtus était toujours viable. Stupéfait, le chanteur a exprimé son incrédulité. “Tu n'as plus de bébé. J'ai vu le sang, c'était comme un morceau de foie”, hurlait-il dans le téléphone. À ce moment précis, Mami ignorait que la photographe se trouvait chez les enquêteurs. Elle a déclenché le haut-parleur et leur a permis d'entendre la conversation tout en l'enregistrant. Avec ce coup de fil, Mami venait de livrer la preuve de son implication directe dans les faits qui lui sont reprochés. S'agissait-il de sa part d'une tentative de bluff ? En somme, une manière de prêcher le faux pour avoir le vrai. Si c'est le cas, il était mal inspiré.
Maudit téléphone...
Liberté du 19/06/07

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